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Alpha MOS met son nez partout

Le 26 février 2009 par Adèle Bouet | L'Usine Nouvelle n° 3136

Le leader mondial de la fabrication de nez et de langues électroniques à usage industriel signe avec les militaires et se renforce en Chine.

La société toulousaine Alpha MOS, spécialisée dans la numérisation de l'odorat et du goût, vient d'obtenir un contrat d'études de 2,6 millions d'euros via la Direction générale de l'armement, dans le cadre d'un appel d'offres plus large de Thales Security System (Perséides Identification). Il vise, d'ici à trois ans, le développement d'analyseurs transportables très rapides et ultrasensibles d'agents chimiques et biologiques. Ces analyseurs rassembleront plusieurs technologies, notamment celle des nez électroniques de cette PME de 60 salariés (en France, aux Etats-Unis et en Chine), leader mondial dans ce domaine.

DES UTILISATIONS MULTIPLES

Ce projet permettra d'adapter les technologies d'Alpha MOS à des applications militaires ou sécuritaires, « tout en renforçant leurs performances et en adaptant leur utilisation pour le terrain », explique Jean-Christophe Mifsud, le fondateur et PDG de l'entreprise. Les analyseurs développés pourront rassembler notamment des technologies de chromatographie gazeuse et de spectrométrie de masse.

Par ailleurs, l'Agence de la protection environnementale chinoise Sepa (State Environment Protection Agency) lui a commandé dix-sept nez électroniques portables. A terme, le pays veut équiper trente-deux de ses régions de 200 détecteurs de pollution « air, eau, sol ». Ces capteurs, placés sur différents sites industriels ou non, vont lui permettre de réaliser des contrôles et d'évaluer l'impact de l'économie sur l'environnement. Ce contrat s'élève à 550 000 euros pour la PME française, qui l'a décroché, via sa filiale de Shanghai. « Ces premiers résultats en Chine représentent plus de 10 % de nos ventes en 2008 », précise le dirigeant.

L'utilisation de ces nez est très variable. « Dans le secteur de l'environnement, cela va du simple testeur d'air pour une ville à des machines beaucoup plus importantes chargées de contrôler le taux de pollution de l'emballage sur un produit », poursuit-il. Ses analyseurs électroniques peuvent ainsi déterminer l'origine et évaluer l'influence des différentes sources de nuisances, suivre la diffusion des émissions à la périphérie du site et avertir l'industriel lorsque les seuils d'alerte sont atteints. .

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