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L'usine Agro

Alerte à la sécheresse dans l'agriculture française

Franck Stassi , , ,

Publié le

Marqués par une campagne 2016 difficile, les céréaliers français s’alarment des éventuelles conséquences d’un épisode de sécheresse qui pointe le bout de son nez en France.

Alerte à la sécheresse dans l'agriculture française © Karpati / MorgueFile / C.C.

Après une récolte 2016 difficile (-31,8% en blé tendre), les céréaliers sonnent l’alerte sur les éventuels dégâts d’un nouvel épisode de sécheresse. "Nous sommes en déficit de pluviométrie depuis plusieurs mois. Dans certaines régions, on en est à la moitié [du niveau moyen de précipitations, ndlr] depuis six mois, au nord de la Seine, en Bretagne, et depuis le début du mois de mars en Bourgogne et dans le Sud. Depuis début mars, il a très peu plu. On a reçu 30 mm par mois contre 60 à 70 mm au nord de la Seine. S’il ne pleut pas dans les dix jours, ce sera problématique", indique le président de l’Association générale des producteurs de blé, Philippe Pinta.

Les nappes d'eau souterraines peinent à se recharger

D’après le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), les nappes d’eau souterraine peinent à se recharger. Seules 46% des nappes présentent un niveau moyen ou plus haut que la moyenne. "Le déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois sur une grande partie du territoire induit un taux de recharge déficitaire. Les premières pluies d’automne, qui avaient commencé à engendrer un premier épisode de recharge, n’ont pas perduré et la situation ne s’est pas beaucoup améliorée au cours de l’hiver", observe l’organisme. Les données de Météo France corroborent ces observations : en mars, les précipitations ont souvent été déficitaires de plus de 25% de la Bretagne aux Ardennes. Sur la côte orientale de la Corse, le déficit pluviométrique s’élève à 75%. Des mesures de limitation de l’usage de l’eau ont déjà été prises en Isère, en Ille-et-Vilaine, dans la Vienne, dans le Doubs et dans la Sarthe.

Pas assez d'agriculteurs assurés

Dans les champs, "ce sont les cultures de printemps souffrent le plus. Elles sont moins implantées dans le sol, or la surface est desséchée. De plus, l’azote que nous mettons pour nourrir les plantes ne redescend pas", précise Philippe Pinta. Face à cette situation, le président de l’AGPB réitère sa proposition d’une baisse de la franchise sur l’assurance climat, de 30% à 20%. Seuls 25% des céréaliers français sont assurés. Il souhaite aussi que les agriculteurs puissent se constituer un fonds de réserve à débloquer lors des mauvaises années. "Dans la filière céréalière, 40% des exploitants sont dans le rouge depuis quatre ans, et même 75% en 2016", appuie le représentant de la filière, qui estime que seuls François Fillon et Emmanuel Macron se sont réellement penchés sur cette question.

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