Alcatel-Lucent lance un nouveau projet Green Touch
Le 13 janvier 2010 par Christophe Dutheil
© DR
Le centre de recherche d'Alcatel-Lucent vient de s'allier à 14 industriels et instituts de recherche afin d'inventer de nouvelles technologies vertes pour le secteur des télécoms.
On les avait un peu oubliés mais les « mythiques » Bell Labs - nés à l'initiative de l'opérateur historique américain AT&T et passés depuis sous la coupe de Lucent, puis d'Alcatel-Lucent - sont toujours vivants. Et même très actifs selon Ben Verwaayen, PDG d'Alcatel-Lucent, qui a martelé hier en introduction d'une conférence de presse, rediffusée sur Internet, que ces centres de recherche « représentent toujours l'un des actifs les plus précieux du groupe ». Et même la pièce maîtresse d'une nouvelle initiative censée donner naissance à de nouvelles technologies réseaux plus vertes et respectueuses de l'environnement.
Les enjeux sont de taille, selon Gee Rittenhouse, directeur de la recherche des Bell Labs, qui estime à 300 millions de tonnes les émissions de CO2 liées chaque année aux réseaux mondiaux. Ce qui représente, d'après lui, « l'équivalent d'environ 50 millions d'automobiles ». Pire, à mesure que les usages en ligne progressent (vidéo...). les émissions tendent à augmenter et « nous devrons faire face à un problème majeur dans la prochaine décennie si rien n'est fait ».
Green Touch
Heureusement, la situation devrait évoluer. A l'initiative d'Alcatel-Lucent, 15 membres fondateurs ont en effet annoncé hier leur participation à Green Touch, un nouveau projet de recherche qui s'est fixé pour objectif de diviser par 1 000 la consommation énergétique des réseaux dans les 5 ans à venir. A l'origine de cette initiative, on trouve des opérateurs (AT&T, China Mobile, Portugal Telecom, SwissCom et Telefonica) et des centres de recherche et des universités de renom : des centres de R&D d'entreprises privées (tels Bell Labs, Samsung Advanced Institute of Technology et Freescale Semiconductor) ou publiques, comme le Laboratoire de recherche en électronique du Massachusetts Institute of Technology (MIT), et, côté français, le Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information (CEA-LETI) de Grenoble et l'INRIA(Institut national de recherche en informatique et en automatique).
Comment le groupement compte-t-il atteindre ses objectifs ? En travaillant sur une nouvelle « architecture réseau de référence », affirme Gee Rittenhouse, qui cite, entre autres axes de recherche, les protocoles, la conception des circuits, les architectures réseaux, le transport, et, pour finir, les algorithmes et le développement.
Il reste maintenant à attendre les premières découvertes des participants, qui promettent de s'entraider et de travailler de façon totalement transparente. Une première réunion de cadrage du consortium aura lieu en février.
Christophe Dutheil
Pour en savoir plus :
Le site de Green Touch

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