Al Gore ou l'environnement nobelisé

Le 12 octobre 2007 par Rédaction L'Usine Nouvelle
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L'ancien vice-président américain et le groupe d'experts du Giec ont reçu aujourd'hui le prix Nobel de la paix pour leur engagement contre le réchauffement climatique. Un message fort à quelques semaines de l'ouverture des débats sur l'après-Kyoto.

« En attribuant ce prix, le comité cherche à participer à la prise de conscience et aux décisions nécessaires pour protéger le climat mondial dans l'avenir. Il est nécessaire d'agir maintenant, avant que les changements climatiques soient incontrôlables », a expliqué le comité norvégien, dans un communiqué. 

Le prix Nobel de la paix a été attribué ce matin à l'ancien vice-président américain Al Gore et au groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat , le GIEC. Une récompense décerné pour « les efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme » menées par les deux lauréats.

Candidat démocrate malheureux à la Maison Blanche en 2000 et ancien vice-président de Bill Clinton, Al Gore s'est fait le chantre de la lutte contre le réchauffement et enchaîne depuis deux ans conférences et débats à travers le monde pour sensibiliser l'opinion publique. Le succès de son documentaire « Une vérité qui dérange », primé aux Oscars, lui a valu de figurer dans le classement des 100 personnalités influentes du Times cette année.

A l'opposé de l'agitation médiatique, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) expertise et compile les recherches effectuées par des milliers de scientifiques à travers le monde. Entre travail de fourmi et tractations diplomatiques. Le groupe a été créé en 1988 par le programme des Nations-Unies pour l'Environnement. Selon son dernier rapport, le GIEC prévoit une hausse de 1,8 à 4°C de la température moyenne planétaire d'ici 2100.

Comme souvent, la distinction du Nobel est aussi un message politique. Car le communauté international doit se retrouver à Bali début décembre pour débattre de l'après Kyoto.
Le protocole qui fixe des objectifs de réduction à effet de serre jusqu'en 2012 n'a jamais été ratifié par les Etats-Unis, principal émetteur de CO2 de la planète.

Les enjeux de Bali sont énormes. Gros pollueurs, les pays émergents Inde et Chine rechignent à contraindre leur croissance. Lors d'une réunion préparatoire à Vienne fin août, les experts avaient estimé à 210 milliards d'euros la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre au niveau actuel. Entre 0,3 %et 0,7 % du PIB.

Solène Davesne

A lire aussi :
Plus de doutes sur l'origine humaine du réchauffement climatique, 07/02/2007

Pour en savoir plus :
- En français, télécharger un résumé à l'attention des décideurs (format word)
- En anglais, télécharger le rapport du Giec (format PDF)
- Consulter le site du giec


A lire aussi : notre numéro spécial environnement
du jeudi 1er au mercredi 7 février 2007
« Environnement, une chance pour l'industrie »
 
 


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