AKKA place ses pions en Allemagne
Par Didier Ragu - Publié le
Le groupe français d’ingénierie et de conseil en technologie accélère son développement à l’international en acquérant la majorité d’un ingénieriste allemand spécialisé dans l’automobile.
AKKA Technologies annonce aujourd’hui l’acquisition de 65 % de MBtech Group, filiale du géant allemand de l’automobile Daimler. Le groupe dirigé par Maurice Ricci, dont le flottant en bourse atteint 40 %, avait annoncé en avril dernier un objectif de chiffre d’affaires à moyen terme de 800 millions d’euros. Avec une progression au premier semestre de son chiffre d’affaires de 15 %, AKKA anticipait déjà un dépassement assez large des 500 millions à la fin de cette année.
Les opérations de croissance externe pourraient permettre de dépasser ces objectifs bien plus tôt que prévu. MBtech Group compte 3 500 collaborateurs et affiche un CA de 300 millions d’euros, se plaçant dans le top 5 des ingénieristes outre-Rhin. Il va permettre au français d’assoir son implantation sur le marché allemand, l’un des plus prospères d’Europe.
AKKA est présent en Allemagne depuis 2009, à Munich et à Hambourg, dans les secteurs aéronautique et automobile où il compte 200 salariés. Lors de la présentation des résultats 2010, le PDG n’avait pas caché la volonté du groupe de s’y renforcer, notamment par une acquisition importante. L’opération avec Daimler sera réalisée en numéraire, après l’approbation des Autorités de la Concurrence, qui devrait être obtenue à la fin du premier trimestre 2012.
L’activité dans l’autre secteur de prédilection du groupe, l’aéronautique, va également connaitre une forte croissance après le rachat en septembre dernier du groupe français Aeroconseil.
Avec ces deux acquisitions, le groupe, entré en bourse en 2005 mais contrôlé par les fondateurs, commence à atteindre une taille critique pour devenir leader européen sur ses deux métiers de base. Avec plus de 10 000 collaborateurs, dont 40% à l’international, AKKA Technologies pourrait enregistrer un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros dès l’année prochaine.

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