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L'Usine Santé

Ajinomoto met en vente son usine de Gravelines

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Publié le

Le groupe japonais Ajinomoto décide de recentrer ses activités au Japon. Conséquence, la seule usine européenne de production d’aspartame, située à Gravelines (Nord), est mise en vente. Si aucun repreneur ne se manifeste d’ici décembre 2014, le site sera fermé. Il emploie à ce jour 103 salariés.

Ajinomoto met en vente son usine de Gravelines
Aspartame sucre édulcorant
© Flickr c.c. - Steve Snodgrass

Evoquant une érosion des prix de vente et une "surcapacité structurelle du marché mondial de l’aspartame", édulcorant artificiel du sucre destiné aux industries pharmaceutique et agroalimentaire, Ajinomoto, leader sur ce marché, annonce la mise en vente de l’usine de sa filiale Ajinomoto Sweeteners Europe, située à Gravelines (Nord).

Le site est implanté depuis 1991 à proximité de l’usine Coca Cola, l’un de ses principaux clients. Il emploie 103 salariés et génère 30 emplois induits.

Il a été créé initialement en partenariat entre Ajinomoto et l’américain Monsanto, sous le nom d’Euro-Aspartame. En mars 2000, suite au désengagement de Monsanto dans les édulcorants, Ajinomoto a repris l’intégralité des actifs via sa filiale Ajinomoto Sweeteners Europe.

Des investissements mais un coût de production trop élevé

En 2006, Ajinomoto avait annoncé sa volonté d’accroître ses capacités de production, essentiellement à Yokkaichi au Japon, et dans une moindre mesure à Gravelines en France. Ce projet lancé début 2005 et représentant un investissement de 43 millions d’euros pour les deux sites, visait à porter à 10 000 tonnes/an, contre 6 000 tonnes/an auparavant, les capacités du groupe au niveau mondial. Le marché mondial était alors estimé, par Ajinomoto, entre 17 000 t/an et 18 000 t/an en 2005.

Mais huit ans plus tard, la situation est différente. Ajinomoto Sweeteners Europe affiche un chiffre d’affaires estimé à 35 millions d’euros pour l’année 2013, contre 51 millions d’euros trois ans plus tôt. La direction reconnaît un déficit d’exploitation de 5,5 à 6 millions d’euros par an, qui serait dû à un coût de production supérieur de 30 à 40 % par rapport aux usines chinoises concurrentes. Mais la chute des ventes s’explique aussi par l’arrivée sur le marché de la Stevia, une alternative naturelle aux édulcorants de synthèse.

Si aucun repreneur du site n’est trouvé d’ici au mois de décembre 2014, la production sera arrêtée, au plus tard en mars 2015, à la clôture de l’exercice fiscal 2014-2015.

Francis Dudzinski

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