Airbus rejette la menace américaine de sanctions
Publié lePARIS/WASHINGTON (Reuters) - Airbus a rejeté vendredi la menace américaine de sanctions dans le conflit transatlantique sur les subventions aéronautiques et estimé s'être conformé aux recommandations de l'OMC.
Les Etats-Unis ont rejeté vendredi le plan de l'Union européenne pour supprimer les subventions à Airbus et annoncé leur intention de demander l'autorisation à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) d'imposer des sanctions.
"Un appel à des sanctions constitue simplement une nouvelle revendication qui ne repose sur rien", a déclaré le directeur des affaires publiques de l'avionneur européen Rainer Ohler, dans une déclaration transmise par courriel.
"Nous pensons que l'heure est venue pour l'OMC de passer en revue et d'évaluer le plan d'application présenté par l'UE", a-t-il ajouté. "Airbus est convaincu d'avoir entièrement répondu aux exigences de l'OMC de manière exhaustive."
Le délégué américain à l'OMC Ron Kirk a annoncé vendredi que les Etats-Unis rejetaient les termes des solutions proposées par Airbus et qu'ils demanderaient à l'organisation l'autorisation d'imposer de 7 à 10 milliards de dollars (de 5,2 à 7,5 milliards d'euros) de sanctions commerciales annuelles.
"L'OMC a très clairement établi que chacune des aides au lancement d'Airbus, pour chacun des appareils produits par le groupe, étaient des aides incompatibles avec les règles de l'OMC qui ont eu des effets négatifs sur l'industrie et l'emploi américains", a-t-il déclaré dans un communiqué.
"Notre action souligne ce que nous avons toujours dit, que le minimum que les Etats-Unis puissent accepter c'est la fin de tout financement subventionné."
Ron Kirk a ajouté que les Etats-Unis restaient disposés à entrer en négociations avec l'Union européenne avec "l'objectif de mettre fin aux financements subventionnés aussi rapidement que possible".
Le contentieux entre les Etats-Unis et l'Europe sur les aides à Airbus et Boeing remonte à 2004. Une décision définitive à l'OMC est attendue l'an prochain.
Nicolas Delame pour le service français, édité par Gilles Guillaume
Les articles liés :
2011: la zone euro de sommets en crises
par Bertrand Boucey PARIS (Reuters) - Comme un navire menacé de naufrage, la zone euro voit apparaître en 2011 une nouvelle voie d'eau sitôt qu'une brèche lui semble colmatée.Elle multiplie sommets et rencontres bilatérales censés […]
"Warbus": la saga improbable de l'A400M
par Tim Hepher et Sabine Siebold PARIS (Reuters) - Le premier coup porté à l'A400M n'aura finalement pas été tiré d'une arme à feu, il aura seulement suffi d'une petite note rédigée par des régulateurs.En 2008, quelques semaines […]
La Belgique se dit résolue à ramener le déficit 2012 à 2,8%
BRUXELLES (Reuters) - La Belgique fera son maximum pour ramener le déficit à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, a déclaré vendredi le ministre belge des Finances Steven Vanackere, rejetant des informations de presse selon […]

dans la même rubrique
25/05/2012 "La mésaventure de Facebook en bourse est une mauvaise nouvelle pour les introductions"25/05/2012 Jean-Marc Ayrault veut rassurer le PCF
25/05/2012 Le Symop soutient Arnaud Montebourg












