Airbus inquiet pour la situation des sous-traitants aéronautiques
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le numéro deux de l’avionneur européen Fabrice Brégier souligne le 14 octobre que les PME sous-traitantes de l’aéronautique peinent à trouver des financements. Il lance un appel aux banques pour les soutenir.
"Quand vous montez en cadence, vous avez besoin de financement et ce financement là, les entreprises ont du mal à le trouver. C'est de leur devoir (les banques, ndlr) d'accompagner les sociétés petites ou moyennes qui ont prouvé qu'elles étaient résilientes à la crise", estime Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus dans un entretien à l’AFP.
Le constructeur s’inquiète de cette situation, notamment parce que pour sa part les carnets de commandes sont exceptionnellement pleins. Airbus prévoit d’augmenter progressivement la cadence de production de ses A320 pour atteindre 42 appareils par mois au cours des trois derniers mois de l’année 2012, contre 38 actuellement.
Le groupe attend de savoir s’il monte en cadence à 44 appareils, en observant la situation sur la résolution de la crise de la dette dans la zone euro. Il attend surtout de voir si la chaîne de sous-traitance est en capacité de suivre la montée en cadence.
Malgré tout, le constructeur maintient le calendrier pour démarrer les opérations d'assemblage à la toute fin de l'année. Airbus a déjà prévenu que deux des trois versions de son A350 seront livrées un an et demi plus tard que le calendrier initial pour y porter des améliorations, selon lui.
Le directeur général a profité de cet entretien pour préciser qu’il y aurait un A380 plus grand mais pas tout de suite. "C'est vrai qu'à échéance 20 ans, il y aura des évolutions et vraisemblablement un A380 plus grand mais pas dans les perspectives que l'on peut connaître maintenant", précise-t-il.
L’enjeu reste pour le groupe de prouver que l’A380 développe du business.
1 réaction
Mapaulo | 15/10/2011 - 14H36
Enfin un grand dirigeant qui s’investit dans le devenir de nos sous traitants de l’industrie aéronautique en soutenant ses PME pour les faire évoluer vers un statut de PMI à l’image du modèle allemand. Pourtant les états généraux de l’industrie, au travers du FSI et plus particulièrement du FMEA, ne restent pas les bras ballants au vu de son aide apportée à Sofedit pour son intégration à Gestamp Automocion (cf article sur le site : http://www.usinenouvelle.com/article/l-etat-le-fsi-et-renault-et-psa-aident-gestamp-automocion.N160796 Quelle sera donc la réponse de l’état à l’image du FMEA face au problème invoqué dans l’industrie aéronautique ? En attendant, congratulations to COO Brégier.

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