Airbus face aux spectres des retards de l’A350 XWB
Par Hassan Meddah - Publié le
L’A350 XWB d’Airbus va-t-il prendre le même chemin que le B787, qui a été livré avec trois années de retard et couté des milliards de dollars de surcoûts?
Du fait d’un problème de conception de fixations, l’avionneur européen a annoncé un nouveau glissement de son calendrier et son appareil ne sera livré qu’au premier semestre 2014. Soit un an de retard par rapport au calendrier initial. L’opération a entrainé une charge de 200 millions d’euros.
Toutefois l’avionneur estime limiter les dégâts. "Nous voulons que les éléments qui arrivent à Toulouse soient matures sur le plan industriel", explique un porte-parole du groupe. Airbus tient à éviter le cauchemar vécu avec l’A380. Des tronçons du super jumbo arrivaient sur Toulouse incomplets et nécessitaient de nombreuses reprises. D’où des équipes d’ingénieurs et d’ouvriers envoyés sur place par les principaux partenaires pour corriger le tir.
Airbus n’incrimine pas ses fournisseurs de fixations et partage avec eux la responsabilité du retard. Les fixations de l’A350 XWB sont d’un genre nouveau : comme le fuselage de l’appareil, elles sont en matériaux composites. "A l’origine, il y a un problème de design de certaines fixations en matériaux composites. Il faut en définir de nouvelles. Par contre les grands éléments fournis par les principales usines (Nantes, Saint-Nazaire, Brighton, Hambourg, ndlr) donnent satisfaction et sont bien avancés. On est confiants sur leur qualité et leur définition", poursuit le porte-parole.
L’assemblage du premier appareil doit donc démarrer lors du premier semestre de l’année prochaine. L’opération est critique puisqu’il s’agira de joindre de larges tronçons construits par des usines différentes, et pourrait générer de nouveaux retards.
Hassan Meddah

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