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Airbus : Enders n'exclut pas de durcir Power 8

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Le plan Power 8 ne sera pas assoupli si l'euro continuait à monter face au dollar. C'est ce qu'a réaffirmé le nouveau président de l'avionneur européen, Thomas Enders, dans une tournée des médias européens.

« Aucun doute: Power8 sera appliqué sans réduction et le plus rapidement possible », a-t-il affirmé, dans un entretien au quotidien allemand Die Welt.

Cité par l'agence de presse Reuters, Tom Enders a également précisé que « si l'euro évolue réellement vers 1,50 dollar et au delà », Airbus « devrait envisager d'autres mesures, bien plus drastique » que le plan actuel.

Le plan, qui prévoit la suppression de 10 000 emplois et la cession de trois des 16 usines du groupe, avait été calculé sur la base d'une parité de 1,35 dollar pour un euros. Or, l'euro, dont la force rogne la compétitivité de l'avionneur par rapport à son principal concurrent Airbus a déjà dépassé les 1,38 dollar.

Power 8 devait permettre d'économiser près de 5 milliards de dollars, nécessaires pour le développement des trois derniers nés de la gamme Airbus, le géant A-380, le transporteur militaire A-400M et l'A-350. Or, chaque augmentation de 0,10 dollar de la monnaie européenne fait perdre un milliard d'euros à l'avionneur. « Avec la meilleure volonté du monde, je suis incapable de vous dire où se situe le seuil de tolérance. Nous surveillerons attentivement l'évolution de la situation sur ce point », affirme Tom Enders.

L'ouverture d'une usine aux Etats-Unis, solution ultime pour surmonter ses problème de change, n'est cependant pour le moment « pas d'actualité ». « Mais si l'euro devait grimper à 1,60 dollar, nous devrions certainement nous demander quelles sont les mesures supplémentaires à prendre », concède cependant Louis Gallois, dans un entretien avec Die Welt.

Les dirigeants d'Airbus ont par contre affirmés que les discussions autour de la reprise des trois sites de production cédés par le groupe étaient arrivées à « un stade avancé ». L'usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), ainsi que deux sites implantés dans le nord de l'Allemagne sont concernés.
« Nous attendons les offres et propositions des investisseurs fin juillet. Nous allons étudier les documents en août et engager des négociations exclusives avec des acheteurs potentiels en septembre », a précisé Louis Gallois.

Solène Davesne, avec Reuters

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