Air France : le PDG veut revoir rapidement les accords sociaux
Par Rémy Maucourt - Publié le
Alexandre de Juniac annonce mercredi qu'il lancera la dénonciation des conventions collectives dès le CCE de vendredi. La grève de ses salariés continue, et coûterait à l'entreprise entre 8 et 10 millions d'euros par jour.
Ce projet "ne vise pas à détruire le cadre mais à le rénover", affirme le PDG d'Air France Alexandre de Juniac. Le dirigeant considère qu'il est impératif de renégocier les accords sociaux dans les plus brefs délais. Son projet de dénonciation des conventions collectives sera présenté devant le comité central d'entreprise dès vendredi.
"Nous devons limiter le temps de la renégociation - malheureusement, nous n'avons pas beaucoup de temps - quand on a un résultat d'exploitation négatif de plusieurs centaines de millions d'euros, il est temps de prendre le sujet à bras le corps. Il n'est plus temps de tergiverser", insiste-t-il.
La grève coûterait entre 8 et 10 millions d'euros par jour
La mobilisation des personnels d'Air France ne faiblit pas. Pour mercredi, la compagnie prévoyait d'assurer 60% de ses vols long courrier et 70% des vols court et moyen courrier.
Un porte-parole d'Air France a annoncé mercredi les premiers chiffrages du coût de la grève. "La perte pour la compagnie serait de 8 à 10 millions d'euros par jour, en résultat d'exploitation" explique-t-il.
Le syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), très majoritaire chez Air France, doit être reçu au ministère des Transports vendredi. Yves Deshayes, président du syndicat, estime que "cela aurait été plus responsable et plus intelligent de le faire avant la fin de la grève".
"En fonction des propositions on reconduira ou non la grève, pendant les vacances scolaires, le calendrier ne nous laisse pas le choix", menace Yves Deshayes.

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