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L'usine Agro

Agrifind, le "Bon Coin" du conseil agricole

Franck Stassi , , ,

Publié le

La start-up Agrifind vient de lancer sa plate-forme de commercialisation de prestations de conseils en agriculture, avant d'élargir ses services à l’e-learning.

Agrifind, le Bon Coin du conseil agricole © Euronext

Mettre le numérique au service de la diffusion des bonnes pratiques agricoles, telle est l’ambition d’Agrifind. Cette start-up lyonnaise, qui a lancé son site Web à l’occasion du Sima, le salon des fournisseurs de l'agriculture et de l'élevage, propose aux agriculteurs de partager leurs savoirs-faire sous forme de prestations de conseil. "Nous avons travaillé en Chambres d’agriculture, en groupements d’agriculteurs… Notre métier est celui du conseil. On s’appuyait systématiquement sur les compétences des agriculteurs, dont le savoir-faire était mal évalué et n’était pas rémunéré au juste prix. Il fallait trouver des moyens de faire partager les pratiques", explique Sébastien Roumegous, cofondateur d’Agrifind avec Gilles Cavalli.

Les agriculteurs désireux de partager leurs connaissances peuvent s’inscrire sur le site et proposer leurs conseils sous forme de prestations au format libre (à l’heure, à la journée, sous forme de forfait, etc.), dans les domaines du machinisme, des productions végétales, des productions animales, de la transformation, de la commercialisation et de la gestion des exploitations. Parmi les premières annonces publiées, on trouve ainsi du conseil en stratégie de fertilisation, une formation sur la création d’épiceries paysannes ou bien encore la réalisation d’un audit de certification phytosanitaire. La rémunération est un gage d’engagement, estime Sébastien Roumegous : "pour qu’un agriculteur veuille bien prendre du temps, il faut le payer, et pour qu’un client puisse avoir confiance en son interlocuteur, il faut que le profil de celui-ci soit caractérisé avec une fiche descriptive".

Un réseau social ? Trop limité

Cette idée de diffusion de la connaissance agricole a failli prendre la forme d’un réseau social. "On peut difficilement échanger sous forme de discussion instantanée et dans l’anonymat", souligne néanmoins l’entrepreneur, dont les premières idées remontent à l’été 2015, avant la réalisation de focus groups et d’entretiens téléphoniques au printemps 2016 auprès d’exploitants issus de diverses productions. Consultant indépendant, Gilles Cavalli consacre désormais la majeure partie de son activité à Agrifind, tandis que Sébastien Roumegous continue de travailler à l’Isara-Lyon, une école d’ingénieurs agronomes. Un incubateur lyonnais, 1kubator, a pris 10% de la société, qui s’est également rapprochée de Triesse, une société de conseil en stratégie à destination de l’agroalimentaire. Une commission de 19% est prélevée sur chaque transaction.

Cap sur l'e-learning

Les cofondateurs d’Agrifind sont toutefois lucides sur les perspectives de rentabilité de l’activité, et misent sur la sortie d’un deuxième produit, fin 2017, pour croître. Une plateforme numérique de formation en SaaS (software as a service) permettra aux professionnels (coopératives, groupements d’agriculteurs, constructeurs de machines…) de bénéficier de services d’e-learning. Le projet, qui a été présenté fin février au concours A green start-up, devrait être ensuite rejoint par d’autres nouveautés. Des discussions sont déjà engagées avec de potentiels investisseurs.

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