AF447 : les boîtes noires sont lisibles
Par Ana Lutzky - Publié le
© BEA
Les enquêteurs du vol Rio-Paris ont annoncé lundi être parvenus à "recueillir l'intégralité des données contenues" dans les deux boîtes noires de l'Airbus A330 d'Air France accidenté en juin 2009. Un premier rapport sur les causes de la catastrophe sera publié cet été.
Après 23 mois au fond de l'Atlantique, les boîtes noires peuvent finalement livrer leurs secrets. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) l'a précisé ce matin, et les enregistreurs de vol devraient donc lui permettre maintenant de mieux comprendre la succession des faits qui ont mené au crash. Un crash qui a fait 228 morts en plein de milieu de l'Atlantique pour une raison encore inconnue à ce jour.
L'analyse des boîtes noires devrait "durer plusieurs semaines, à l'issue desquelles un rapport d'étape sera rédigé, puis rendu public au cours de l'été", annonce le BEA.
Les deux enregistreurs, l'un contenant les paramètres de vol, l'autre l'ambiance sonore dans le cockpit, renferment des données cruciales pour tenter d'expliquer la catastrophe.
Jusqu'ici, les enquêteurs se sont orientés vers un dysfonctionnement (givrage à haute altitude) des sondes de vitesse de l'appareil, dites sondes Pitot, du fabricant Thales. Mais ils estiment aussi que le dysfonctionnement de ces sondes ne peut expliquer à lui seul le crash.
Ces derniers jours, les recherches sur les causes de la catastrophe avaient bénéficié de plusieurs bonnes nouvelles. Début mai, les enregistreurs de vol avaient été repêchés, grâce à lintervention du câblier l’Ile de Sein. Un moteur et les calculateurs de vol de l’Airbus A330 ont également pu être remontés.

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