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L'Usine Santé

Accusé de violation de brevets, Sanofi ne peut plus vendre le Praluent aux Etats-Unis

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Publié le , mis à jour le 06/01/2017 À 07H39

Infos Reuters (Reuters) - L'anti-cholestérol Praluent commercialisé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals est interdit de vente. Une juge fédérale américaine a prononcé cette décision jeudi répondant ainsi à la demande du laboratoire Amgen qui les accuse de violation de brevets.

Accusé de violation de brevets, Sanofi ne peut plus vendre le Praluent aux Etats-Unis
Une juge fédérale américaine a prononcé jeudi une interdiction des ventes de l"anti-cholestérol Praluent commercialisé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals, répondant ainsi à la demande du laboratoire Amgen qui les accuse de violation de brevets. Le tribunal fédéral du Delaware a ordonné un sursis à exécution de 30 jours, le temps pour Sanofi et Regeneron de faire appel. /Photos d'archives/REUTERS/Robert Pratta
© Robert Pratta / Reuters

Une juge fédérale américaine a prononcé jeudi une interdiction des ventes de l'anti-cholestérol Praluent commercialisé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals, répondant ainsi à la demande du laboratoire Amgen qui les accuse de violation de brevets.

La juge Sue Robinson, du tribunal fédéral du Delaware, a ordonné un sursis à exécution de 30 jours, le temps pour Sanofi et Regeneron de faire appel, ce que semble d'ailleurs vouloir faire les deux firmes. "Nous allons immédiatement faire appel du jugement rendu", a déclaré Karen Linehan, vice-présidente exécutive et avocate générale de Sanofi. Les deux sociétés estiment que "les brevets revendiqués par Amgen ne sont pas valides dans le cadre de l'action en contrefaçon en cours aux Etats-Unis", expliquent Sanofi et Regenron.

Dans les échanges d'après-Bourse à Wall Street, Amgen gagnait 4,9% tandis que l'ADR de Sanofi chutait de 4%. Regeneron abandonnait pour sa part 1,1% avant que la société ne demande la suspension de sa cotation.

Mardi, Sanofi et Regeneron avaient subi un premier revers avec le rejet par la même juge Sue Robinson de leur recours contre un précédent jugement de mars 2016 jugeant valides les arguments d'Amgen au sujet des brevets.

Amgen, qui commercialise le Repatha, un traitement concurrent du Praluent, avait porté plainte en octobre 2014 au sujet de brevets relatifs aux anti-PCSK9, des anticorps visant à traiter les cas difficiles de cholestérol élevé (LDL-cholestérol).

Le montant des dommages n'a pas encore été établi. Les avocats de Sanofi et Regeneron ont fait savoir qu'ils prévoyaient de faire appel devant la Cour d'appel des Etats-Unis pour le circuit fédéral, une cour située à Washington et qui juge en dernier ressort les affaires de brevets.

Les laboratoires pourraient aussi négocier un arrangement qui accorderait à Amgen des royalties sur les ventes de Praluent.

La Food and Drug Administration (FDA), l'autorité sanitaire américaine, avait autorisé le Praluent et le Repatha en 2015.

Les deux traitements sont plus coûteux que d'autres produits moins innovants contre le LDL-cholestérol, avec un prix moyen catalogue de plus de 14.000 dollars (13.200 euros) par an.

Leur prix a jusqu'ici freiné leurs ventes, Amgen ayant fait état par exemple d'un chiffre d'affaires de seulement 40 millions de dollars pour le Repatha au troisième trimestre.

"Si le Praluent disparaît du marché, le pic à long terme des ventes de Repatha pourrait passer de deux milliards de dollars à trois ou quatre milliards dans le monde, en théorie", estime l'analyste Michael Lee de RBC Capital Markets. Mais le potentiel du marché reste incertain dans l'attente des résultats d'études en cours censées prouver que les nouveaux traitements réduisent sensiblement les risques d'accidents cardiaques et de mortalité, ajoute-t-il.

Pour Reuters, Brendan Pierson à New York, Véronique Tison pour le service français

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