Les syndicats ont obtenu que le montant de la prime supra légale remise aux candidats à un départ volontaire soit porté à 30 000 euros brut.
La direction provisoire, les mandataires judiciaires et les salaries. Tous ont réussi à se mettre d’accord le 9 mai concernant le montant de la prime accordé aux candidats au départ volontaire.
Les salariés contestaient notamment le montant proposé au départ, autour de 13 000 euros. En conséquence, ils avaient débrayé la semaine dernière.
Le montant a donc été revu à la hausse. Renault le principal client de l’usine et Montupet l’ancien propriétaire du site ont accepté revoir leurs dernières propositions en ce sens.
Parallèlement à cette prime, chaque salarié pourra bénéficier d’un montant de 7 000 euros destiné à couvrir les frais de formation, à encourager la création d'entreprises ou à financer des frais de mobilité.
Cette annonce fait suite au placement en redressement judiciaire de l’entreprise le 20 octobre 2011, après sept semaines de grève contre un projet de baisse des salaires lancé par son propriétaire à l'époque, le groupe Montupet.
L’entreprise a trouvé un repreneur le 19 avril dernier en pleine campagne électorale. Il s’agit de Saint Jean Industries. Mais le groupe ne pourra maintenir que 393 des 455 emplois actuels. L'accord obtenu mercredi "est le résultat de la lutte des ouvriers, s'est félicité le délégué syndical de la CGT Patrice Villeret. Mais nous restons méfiants. Nous voulons qu'il n'y ait que des départs volontaires".
Une nouvelle réunion concernant les départs volontaires est prévue mi-mai.











