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A400M : des avancées, mais rien de signé

Le 05 février 2010 par Matthieu Maury
A400M-military
© Airbus

Lors de réunions qui se sont tenues hier à Berlin et à Istanbul, des progrès ont été réalisés concernant la prise en charge des surcoûts, mais les positions des pays clients de l’A400M et d’Airbus Military restent éloignées.

La nécessité de conclure au plus vite cette négociation, ouverte il y a bientôt un an, voilà bien le seul point sur lequel les deux parties sont en osmose parfaite. D’un côté, les pays clients confirment leur volonté de poursuivre le programme A400M, qui correspond à la fois à leurs besoins, à un enjeu industriel crucial et à la lente construction d’une politique de défense européenne. Ils saluent les avancées techniques de l’appareil et appellent Airbus Military à conclure rapidement les négociations – autant Nicolas Sarkozy qu’Angela Merkel. Ils lui donnent jusqu’à fin février.

De l’autre, le groupe EADS souhaiterait être en mesure de clarifier ses comptes et d’annoncer une bonne nouvelle début mars, lors de la présentation de ses résultats financiers, mais ne veut pas pour autant alourdir sa contribution aux surcoûts.

Conclusion, le « décalage reste significatif » entre les gouvernements et l’industriel, indique à l’AFP une source proche du dossier. « Nous n'avons pas conclu d'accord sur un chiffre sous quelque forme que ce soit et pas davantage sur la manière dont (ce montant) sera réparti », a déclaré ce matin le ministre allemand de la Défense, Karl-Theodor Zu Guttenberg.

Pourtant, les pays commanditaires ont fait plusieurs gestes. Ils seraient disposés à payer 2 milliards d’euros de plus que la somme initiale de 20 milliards. Et la France a proposé à ses partenaires de mettre en place des avances remboursables jusqu’à 1,5 milliard d’euros, à condition qu’Airbus fasse lui aussi un effort. Hervé Morin a évalué entre 4 et 4,5 milliards d’euros la différence entre ce qu’EADS a déjà supporté (2,4 milliards d’euros provisionnés) et ce qu’il reste à couvrir.

Au passage, les gouvernements répètent qu’ils ont déjà accepté d’aménager les conditions calendaires et techniques de livraisons des avions. La balle semble bien être dans le camp d’Airbus Military.
 

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