A Sochaux, Marine Le Pen tente de séduire les ouvriers de PSA
Par Olivier James - Publié le
La présidente du Front national était aujourd'hui, mercredi 18 janvier, sur le site historique de PSA, à Sochaux. La candidate à la prochaine élection présidentielle s'est présentée en défenseur de l'emploi ouvrier.
"Je me rendrai sur le site, même si les gros bras de la CGT m'en empêchent !" Dès le début de la journée, Marine Le Pen donne le ton. En compagnie de son staff, elle se prépare, depuis un hôtel situé au beau milieu de la ZAC commerciale Pied des Gouttes, à se rendre sur le site de PSA Sochaux-Montbéliard (Doubs), à quelques centaines de mètres de là.
Un site emblématique de la désindustrialisation dénoncée par de nombreux candidats à l'élection présidentielle. Des suppressions de postes ont été annoncées par le constructeur automobile fin 2011. A Sochaux, plus de 800 postes seront supprimés en 2012, chez PSA et ses prestataires.
"Je viens délivrer le message que je souhaite protéger les Français de la concurrence déloyale, annonce Marine Le Pen quelques minutes avant de se rendre sur le site de PSA. Je compte établir des règles pour conserver l'emploi et le développer."
Une réindustrialisation sur 5 ans
Vers midi, la candidate du Front National rejoint l'une des entrées du site historique du constructeur automobile. Tracts à la main, elle attend des véhicules qui se font un peu rares.
Mais Marine le Pen n'est pas seule. Quelques militants du PCF sont là aussi, déjà postés. Et très vite, le ton monte. A deux mètres de distance, près des barrières de l'entrée de l'usine, Marine Le Pen et Vincent Adami, un militant PCF de 31 ans, se livrent à une véritable passe d'armes.
"Je ne peux pas venir dans vos manifestations parce que vos amis me tapent dessus quand j'y vais, affirme Marine Le Pen. Ils m'interdisent physiquement d'aller dans les manifestations." La discussion devient vive et prend une tournure politique.
Sur ces quelques mètres carrés de trottoir, c'est le match Front National contre Front de Gauche qui se joue. "Au moment de la défense des retraites, on ne vous a pas vue dans la rue", lance alors Vincent Adami.
Alors que l'échange s'arrête, Marine Le Pen décide de changer d'emplacement. Les rares automobiles qui passent sont loin de toutes s'arrêter pour ramasser un tract : cette entrée est utilisée essentiellement par les cadres de l'usine...
Le petit attroupement se reforme au niveau de l'entrée de l'un des parkings principaux de l'usine. Là, il est bientôt 13 heures, moment où les équipes du matin et de l'après-midi se croisent. La moisson de tract distribuée est nettement meilleure.
Au bout de quelques minutes et un direct télévisé, Marine Le Pen retourne à l'hôtel pour une dernière conférence de presse. Sa recette pour réindustrialiser le pays ? Un plan de réindustrialisation sur cinq ans.
Il s'agira notamment d'user "des droits de douane pour contrer la concurrence déloyale, adaptable par type de produits" ainsi que "des taxes pour éviter la délocalisation des prestations de services".
1 réaction
h | 18/01/2012 - 17H35
"Je ne peux pas venir dans vos manifestations parce que vos amis me tapent dessus quand j'y vais, affirme Marine Le Pen. Ils m'interdisent physiquement d'aller dans les manifestations." La discussion devient vive et prend une tournure politique.
Faudrait déja qu'elle ait eu l'intention d'y aller.

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