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A Saint-Nazaire, Giuseppe Bono, le patron de Fincantieri tente de rassurer les salariés de STX France

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Le PDG du groupe italien, a tenté de rassurer les syndicats de STX France, assurant que le chantier français conserverait l'ensemble de son activité et ses savoirs faire en Loire-Atlantique.

A Saint-Nazaire, Giuseppe Bono, le patron de Fincantieri tente de rassurer les salariés de STX France
Les patrons de Fincantieri, Guiseppe Bono et de STX France, Laurent Castaing

Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, exposait ce matin, mercredi 19 avril 2017, son projet aux syndicats du chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) après avoir signé, le 12 avril dernier, avec l'État Français un accord établissant un nouveau tour de table pour STX France. L’industriel italien obtiendrait 48 % des parts du chantier naval, les autres actionnaires étant l'investisseur italien Fundazione CR Trieste avec 5%, l’État français à hauteur de 33 % et DCNS pour 14%. "Nous leur avons dit qu'étant italiens, nous n'avions pas une âme colonialiste", a indiqué le patron italien, lors d'une conférence de presse suivant cette rencontre. "J'ai dit aux syndicats que le modèle de gouvernance, auquel nous renouvelons toute notre confiance sera autonome dans la gestion des chantiers de Saint-Nazaire." D'importantes synergies seront toutefois mises en œuvre, a signalé le dirigeant, notamment dans les achats d'acier. Fincantieri en achète 150 000 tonnes par an et STX France 50 000 tonnes.

Fincantieri n'est pas un investisseur mais un industriel

Pour le dirigeant italien, le contexte est propice à une telle fusion. Saint-Nazaire dispose d'un carnet de commande dix navires plus quatre en option lui assurant du travail pour les dix prochaines années. L'actuel STX France jouerait, qui plus est, un rôle essentiel dans les grands navires, au-delà de 180 000 tonneaux, gabarit pour lequel le groupe italien n'est pas équipé. Du côté de Fincantieri, "nous avons livré 52 navires et quinze ans et nous en avons encore 29 dans notre portefeuille. Et ce chiffre va encore augmenter dans un avenir proche. Maintenant, on travaille pour préparer l'avenir. Nous ne sommes pas des investisseurs, nous sommes des industriels. Ce que nous regarderons, ce n'est pas la dernière ligne du bilan", a ajouté Giuseppe Bono.

L'italien a aussi voulu désamorcer les craintes sur un transfert de charge de la France vers l'Italie. "On ne peut pas prendre un navire des chantiers pour l'amener ailleurs, a-t-il précisé. Les navires se construisent là où ils sont conçus." Pas question non plus de dépouiller les bureaux d'études de Saint-Nazaire ni la sous-traitance, "cela ne sert à rien d'importer des choses d'Italie, car ça coûte cher." Quant à l'accord scellé avec le chinois CSSC, le patron de Fincantieri a indiqué qu'il ne s’agissait en rien d’un transfert de savoir-faire d'excellence mais seulement de plans pour une demande spécifiquement chinoise. Le dirigeant italien s'est également montré rassurant sur la diversification engagée par STX France dans le militaire qui aura, selon lui, plus de chances d'exister avec DCNS et Fincantieri comme alliés.

Les armateurs RCCL et MSC n'ont pas renoncé

"Cette rencontre avait un côté carte postale d'Italie", mentionne François Janvier, responsable de la CFE-CGC chez STX France. Toutes nos exigences ont été acceptées et nous aurons, comme nous le demandions, accès au pacte d'actionnaire." L'opération séduction de Fincantieri intervient alors que le processus de cession est loin d'être terminé. Si le compromis de vente devrait être signé à la fin du mois avec la justice coréenne, l'opération pourrait encore être soumise aux autorités européennes de la concurrence. Il n'est pas exclu que le prochain Président français fasse valoir son droit de préemption pour une nationalisation provisoire du chantier. Enfin, selon le site d'information Mer et marine, les armateurs RCCL et MSC n'ont pas renoncé à un projet de reprise concurrent de celui de Fincantieri dans une logique d'intégration verticale.

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