Le pôle frais du groupe volailler Doux a été mis en liquidation par le tribunal de commerce de Quimper. 394 salariés sont en sursis à l'abattoir du groupe à Pleucadeuc, dans le Morbihan.
Le début de semaine a un goût amer pour les employés de l'abattoir de Pleucadeuc, en Bretagne. Après la décision du tribunal de commerce de Quimper de la mise en liquidation du pôle "frais" du groupe Doux, le 1er août dernier, l'inquiétude est de mise.
Mardi 7 août, ils ont rencontré le préfet du Morbihan. "On lui a soumis nos inquiétudes car, dans le meilleur des cas, seules 134 personnes seraient reprises sur 394 à Pleucadeuc", a indiqué à l'AFP Christiane Le Gouesbe, déléguée centrale CFDT.
"Il faut que les salariés soient le plus rapidement possible informés sur leurs droits sociaux afin qu'ils ne reçoivent pas leur lettre de licenciement sans informations préalables", a poursuivi la syndicaliste, ajoutant que "tout le monde souhaite qu'il y ait des repreneurs, même si on ne se fait pas beaucoup d'illusions".
Selon l'un des avocats du groupe Doux, Me Jean-Claude Gourves, l'activité se poursuit encore un mois. Les candidats à la reprise des activités du pôle "frais" ont jusqu'au 10 août pour faire connaître leurs offres.
"La situation est tendue", a avoué Christiane Le Gouesbe à l'AFP. "On est dans des campagnes où l'emploi n'est pas à la pelle", a-t-elle ajouté. "Quand on n'a fait que découper et étriper des dindes pendant 30 ans, difficile de faire autre chose".









