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L'Usine Aéro

A Orléans, dans les coulisses de la base aérienne des A400M avec Jean-Yves Le Drian

Pierre Monnier , , ,

Publié le , mis à jour le 06/03/2017 À 08H22

Vidéo Le 2 mars, le ministre de la Défense s'est rendu sur la base aérienne 123 d'Orléans (Loiret). Jean-Yves Le Drian y a acté la réception des six avions de transport militaire A400M conformes aux normes tactiques du plan "Hexagone". Mais avant de prononcer son discours, le ministre a pu visiter l'ensemble des installations dédiées à l'A400M d'Airbus. Récit en images.

A Orléans, dans les coulisses de la base aérienne des A400M avec Jean-Yves Le Drian
Un A400M sur la base aérienne 123 d'Orléans.
© Pierre Monnier

Tout a commencé avec les honneurs militaires. Il est un peu plus de 15 heures lorsque Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, arrive sur la base aérienne 123 d'Orléans (Loiret), le 2 mars. Accueilli par la Marseillaise, rythmée par un vent sec, il s'est d'abord entretenu avec le commandant de la base avant de découvrir l'ensemble des installations dédiées à l'A400M. L'avion militaire était au cœur de cette visite : le ministre venait acter la réception des six exemplaires du plan "Hexagone".

Dès la première visite de Jean-Yves Le Drian sur la base orléanaise fin 2012, l'avion développé par Airbus est au cœur des attentions. "Ce n'était encore qu'une maquette, que le commandant de base présentait fièrement en attendant que le premier appareil soit livré", détaille le ministre de la Défense. Il aura fallu attendre le 30 septembre 2013 pour que l'appareil inaugure la piste d'atterrissage de la base. A son bord, Jean-Yves Le Drian lui-même avait pris part au vol parti des ateliers d'assemblage espagnols d'Airbus à Séville.

Un accord franco-allemand sur la formation en simulateur

La visite a débuté par le simulateur de vol de l'A400M dans lequel le ministre a pris place. Il a pu prendre virtuellement les commandes de l'avion tactiques afin de réaliser un décollage et un atterrissage sur la base numérisée sur les écrans. Les pilotes français passent 50 heures chaque année dans ce simulateur pour des entraînements récurrents. Un ratio vol simulé - vol réel supérieur à celui des autres appareils. En moyenne, un pilote effectue 350 heures de vol réel par an. C'est également dans ce simulateur que l'ensemble de la formation initiale est menée. Il faut compter une trentaine d'heures de simulation avant qu'un pilote ne réalise son premier vol réel. Un vol qui sanctuarise le passage dans un escadron.

Dès cet été, un partenariat avec l'armée de l'air allemande sera mis en œuvre. L'accord prévoit que la formation initiale logistique sera faite en Allemagne alors que la base aérienne 123 d'Orléans deviendra le centre d'expertise de formation tactique de l'A400M. Ainsi, tous les équipages français et allemands y seront formés, et très certainement les belges. A la fin du mois de février, le Belgique a envoyé un courrier afin que leurs pilotes puissent se greffer à ce partenariat.

Pour absorber ce surcroît d'activité, un deuxième simulateur va être installé sur la base en fin d'année 2017. Une fois connectées, les deux machines permettront de simuler des vols tactiques et des gestions de patrouille allant jusqu'à quatre avions (un simulateur permet de gérer une patrouille de deux avions). Les équipages d'A400M pourront donc coller au plus près la réalité du terrain par l'injection de simulation de menace ou de divers scénarios déjà rencontrés, ou non.

Tous capots ouverts

Le ministre de la Défense s'est ensuite rendu sur le parc avion de la base où étaient disposaient les six A400M du plan "Hexagone". Deux véhicules tactiques étaient stationnés à l'arrière de l'un deux, symbole de la grande capacité de l'appareil. Après avoir passé en revue l'appareil, Jean-Yves Le Drian a visité le hangar de maintenance. Tous capots ouverts, un A400M dévoilait l'ensemble de ses plus petits boulons. Alors qu'une équipe de mécaniciens réglaient les trains d'atterrissage, les regards se sont attardés sur les moteurs et hélices de l'appareil.

Les Propeller Gear Box (PGB), les boîtes de relais qui transmettent la puissance du moteur aux hélices [au niveau de la ligne jaune sur la photo ci-dessus], sont à l'origine d'un phénomène vibratoire à l'utilisation. D'ici la fin du printemps 2017, l'ensemble des A400M subiront une modification de leur PGB appelée "truncated plug" qui consiste à raccourcir l'un des pignons de la PGB afin de déplacer la fréquence de résonance. Certifiée mi-2016, cette méthode est néanmoins contraignante puisque l'appareil doit subir une inspection plus régulière qu'à l'accoutumée. Une seconde solution doit être certifiée ce printemps, le pack 2. Mais son installation ne sera pas indispensable. Si le pack 2 permet de se passer d'inspections régulières, les coûts liés à sa mise en place (main d'œuvre et immobilisation de l'appareil) chercheront à être évités. D'où le maintien de la solution intermédiaire des "truncated plug".

Le ministre a ensuite conclu sa cinquième visite de la base aérienne 123 par un discours dans lequel il a salué tous les acteurs du programme A400M. Plus particulièrement les employés d'Airbus "qui ont travaillé 24 heures sur 24 pendant de nombreux mois pour atteindre ce résultat". Airbus a mis en place trois équipes de 8 heures pour assurer la livraison des six A400M du plan "Hexagone", allant jusqu'à instaurer un travail continu les week-end afin de tenir ses délais.

Revivez la visite du ministre de la Défense sur la base aérienne 123 d'Orléans (Loiret) :

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