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A la SITL, les véhicules propres et l'optimisation des flux au cœur de la logistique verte

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Le Parc des expositions à Paris accueille du 14 au 16 mars le salon de la Semaine internationale du Transport et de la logistique. Parmi les grandes tendances du moment, le développement d'un transport et d'une logistique plus respectueux de l'environnement.

A la SITL, les véhicules propres et l'optimisation des flux au cœur de la logistique verte
Station de remplissage au gaz naturel liquéfié équipée par la société CryoStar copyright CRYOSTAR
© CRYOSTAR

Les acteurs du fret et de la logistique se sont donnés rendez-vous du 14 au 16 mars au SITL, le salon de la Semaine internationale du Transport et de la logistique, organisé au Parc des Expositions à Paris. Trois jours de rencontres professionnelles et de réflexion autour des mutations du secteur. L'une d'elle touche le développement de véhicules plus propres, en l'occurrence ceux roulant au gaz naturel pour véhicules (GNV).

Aujourd'hui, le transport routier de marchandises compte environ 1 000 camions GNV en circulation, selon l'association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV). Une goutte d'eau sur les 400 000 camions que compte le secteur mais tous les acteurs prédisent une forte croissance de ce transport plus propre. Deux moteurs à cela. "Les pouvoirs publics ont de nouvelles exigences en terme de qualité de l'air et de plus en plus de villes bannissent le diesel de leur centre, explique Gilles Durand, secrétaire général de l'AFGNV. De l'autre côté, les chargeurs de la grande distribution, qui ont besoin d'avoir une bonne image, poussent leurs transporteurs à passer au gaz naturel." Easydis, la filiale logistique du groupe Casino, s'est par exemple donné comme objectif de passer 40% de sa flotte au gaz naturel d'ici 2020, soit 400 camions. 

125 points d’avitaillement en gaz carburant d’ici fin 2017

Aujourd'hui, l'un des principaux freins au développement du transport GNV est le retard de la France en points d'avitaillement. Mais "la question des stations sera réglée en 2017", assure Gilles Durand. Les annonces en matière de nouvelles infrastructures se multiplient. A l'occasion du SITL, la mise en service de 15 nouvelles stations dans l'année a été révélé par Total, 21 pour Engie. Au total, une quinzaine de sociétés vont mettre en service quelque 50 stations gaz dans l'année, pour un investissement estimé à 50 millions d’euros. Cela portera le nombre de points d’avitaillement à 125 fin 2017 et fera de la France le premier réseau européen pour les véhicules lourds au gaz.

L'enjeu sera ensuite d'attirer les transporteurs et clients. Or le coût de ces véhicules reste encore élevé. Un véhicule gaz naturel coûte à l'achat 30 à 40% plus cher qu'un camion diesel. En cause : les constructeurs ne sont qu'une poignée – deux en Europe pour les tracteurs routiers par exemple –, ce qui donne aux transporteurs une faible capacité de négociation. "Mais les économies faites sur le prix du carburant permettent de retrouver un coût équivalent à partir de 15 000 kilomètres parcourus, tempère Frédéric Le Got, directeur transport Nord et Paris à TS Nord, la société de transport de Savoie qui expérimente actuellement sept tracteurs routiers roulant au GNV. Pour un parcours de 9.000 km, le surcoût est d'environ 5%." Recourir à des véhicules GNV est encore contraignant, faire le plein demande par exemple d'être formé et de porter masque et gants. "Mais ça fonctionne, insiste Frédéric Le Got. Nous avons aujourd'hui sur notre flotte GNV une fiabilité de livraison quasi-équivalente à celle obtenue avec nos autres véhicules." Les acteurs de la logistique urbaine sont parmi les pionniers du mouvement. Selon ses objectifs, La Poste devrait ainsi assurer 25% de ses livraisons avec des véhicules GNV d'ici la fin de l'année.

Optimisation des tournées et partage d'entrepôts

Mais la logistique verte ne se limite pas à la question des transports et de l'énergie. "Travailler sur les organisations logistiques et la consolidation est également essentielle", insiste Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine. Et de citer en exemple : "Sur les routes, un camion sur quatre circule aujourd'hui à vide. Il faut donc trouver des solutions pour mieux remplir les véhicules ou en utiliser moins pour réaliser les mêmes prestations."  Face à ces problématiques, les logisticiens et spécialistes des données développent de nouvelles plateformes ou applications. A l'image de Geoconcept, qui propose une solution d'optimisation des tournées, nommée TourSolver. Celle-ci permet de réduire le nombre de kilomètres parcourus et d'éviter les trajets à vide, ce qui signifie une baisse des émissions de CO2, de la consommation de carburant et de l'usure des véhicules. De son côté, la plateforme Delaplace.pro, active depuis janvier, s'attaque aux espaces de stockage en mettant en contact les professionnels ayant des espaces disponibles avec ceux  qui sont en recherche. Une optimisation des entrepôts essentielle en logistique urbaine et permettant également de réduire les déplacements.

Une nouvelle génération de véhicules plus performante

Si les premières générations de camion GNV avaient des prestations décevantes, les dernières mises sur la marché offrent un confort équivalent aux véhicules classiques. "Nous avons un programme de développement de production de biométhane conséquent, explique Marc Schlienger, directeur général du club Biogaz. Nous allons avoir 20 nouveaux points de production supplémentaires en 2017, et nous avons 241 projets en file d'attente." Ces nouvelles capacités représentent 25 giga Watheur de biométhane par an. Avec un fléchage très important pour que ce biométhane serve à faire du Bio GNV. Il y a aujourd'hui en France 18 fournisseurs de biométhane. Liger, une société d'économie mixte basée en Bretagne, a lancé une première station CarGreen et une seconde devrait être en service d'ici cet été, avec une capacité d'approvisionnement de neuf poids lourds à l'heure. La start-up CryoPur, qui a en activité une gamme d'équipements capable de produire de une à 20 tonne de biogaz par jour. "Le bioGNV est la vraie solution pour les poids lourds, avec le gaz liquéfié pour les longues distances et le gaz comprimé pour les parcours régionaux", estime Simon Clodic. Aujourd'hui l'autonomie de ces véhicules est acceptable : de 500 kilomètres pour un véhicule roulant au gaz naturel comprimé (GNC) à 1200 kilomètres pour un véhicule au gaz naturel liquéfié (GNL) à double réservoir, ce qui permet de ne procéder qu'à un plein par jour. Pour autant, « il y a plus de contraintes dans l'exploitation d'un véhicule roulant au gaz naturel", souligne Frédéric Le Got. 

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