C'est finalement Saint Jean Industries qui a été désigné comme repreneur de la Fonderie du Poitou (groupe Montupet), placée en redressement judiciaire depuis octobre 2011. L'équipementier n'aura eu à débourser « que » 2 millions d'euros, l'opération ayant été financée en grande partie par l'État (à hauteur de 20 millions d'euros), mais aussi par Renault, qui a apporté 19 millions d'euros. Le constructeur, qui représente 85% du chiffre d'affaires des Fonderie du Poitou, s'est engagé par écrit sur des volumes de commandes minimum jusqu'en 2015. Mais ces volumes, les mêmes que ceux annoncés en mars, avaient été jugés à l'époque « insuffisants ». Le repreneur prévoit déjà de licencier 60 personnes et de pratiquer le chômage partiel durant les deux années à venir. Plutôt que de nouveaux actionnaires, la Fonderie du Poitou a surtout besoin de nouveaux clients pour assurer son avenir à long terme.









