Lors d’un comité central d’entreprise, mardi 30 octobre, les administrateurs judiciaires et la direction du volailler ont annoncé un projet de suppression de postes au siège social à Chateaulin et dans l'usine Père Dodu.
Les syndicats s'y attendaient depuis plusieurs semaines. La direction du groupe Doux leur a annoncé mardi 30 octobre, au cours d'un comité central d'entreprise, un projet de suppression de 87 postes sur un effectif global de 1 700 salariés. 39 emplois administratifs seraient concernés au siège social de Doux à Chateaulin (Finistère) où travaillent encore 154 personnes. S'y ajouteraient 48 suppressions de postes chez Père Dodu, usine qui emploie encore plus de 250 collaborateurs à Quimper.
Des propositions internes de reclassement seront effectuées pour une partie du personnel concerné. La direction du groupe a aussi annoncé au cours de ce même CCE un projet de vente de quatre sites de stockage de poulets à Pluguffan près de Quimper (Finistère), Vannes (Morbihan), Brest et Chateaulin (Finistère). Ils se partagent 74 salariés.
"Rien ne dit, explique Jean-Luc Guillard, le délégué CFDT, que les repreneurs potentiels conserveront les emplois actuels."
Ce projet de cessions d'actifs sera présenté officiellement au tribunal de commerce de Quimper le 20 novembre. Le 30 novembre s'achèvera la période des six mois de redressement judiciaire accordée au groupe en juin. Direction et administrateurs vont demander au tribunal de la prolonger de six mois supplémentaires de façon à présenter un plan de continuation.
Le groupe Doux est encore à la tête de deux divisions avec le grand export et les produits élaborés. Le pôle frais a été liquidé en août, 1 000 de ses 1 700 salariés ont été licenciés.











