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520 salariés de Continental contestent leur licenciement

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Continental
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Quelque 520 anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise) ont démarré lundi une procédure devant les prud'hommes. Objectif : contester leur licenciement. Leur usine a fermé début 2010.

Ils réclament des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.  Selon eux, les suppressions de postes sont illicites. Ces licenciements étaient "fondés prétendument sur un motif économique qui n'existe pas", a affirmé leur avocate, Marie-Laure Dufresne-Castets. Elle justifie aussi cette procédure, engagée en septembre dernier, par le fait que Continental n'a pas respecté, selon elle, "ses obligations de reclassement".

380 actifs sur 1 113 ex-salariés
Au 31 mars dernier, sur les 1 113 anciens salariés de l'usine, 380 personnes étaient "actives professionnellement", plus de 200 personnes étaient en formation, et 208 autres venaient d'achever leur formation, selon un point de la direction sur le reclassement.

Environ 260 personnes ne cherchaient pas de travail, dont une centaine parce qu'elles ont la possibilité de faire valoir leur droit à la retraite.
Invoquant des surcapacités de production, l'équipementier allemand avait annoncé en mars 2009 la fermeture de l'usine de Clairoix. Après un conflit social de plusieurs semaines, les syndicats et la direction étaient arrivés à un accord en juillet 2009 sur un plan de sauvegarde de l'emploi. Le plan prévoyait notamment l'octroi d'une prime extra-légale de 50.000 euros à chaque personne licenciée et l'objectif de reclasser 80% des salariés à au moins 80% de leur salaire brut.

Première étape judiciaire : la conciliation. Durant quatre jours, les salariés concernés par la procédure devant les prud'hommes vont faire discteur avec la direction pour tenter de parvenir à un accord. Un préalable obligatoire en matière prud'hommale. Reste que la conciliation a peu de chances d'aboutir tant les positions sont antagonistes. Les salariés réclament entre un an et quatre ans de salaires de dommages et intérêts par salarié alors que la direction propose deux à trois mois.

Si la conciliation échoue, les deux parties seront renvoyées devant le bureau de jugement du conseil des prud'hommes, le 18 octobre 2011.
 
 

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