Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

40 000 milliards de dollars à investir dans l'énergie d'ici à 2035

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Selon l'Agence Internationale de l'Energie, le monde fait face à un risque majeur de sous-investissements dans l'énergie. En première ligne se trouve l'Europe qui pourrait faire face à des réelles pénuries

40 000 milliards de dollars à investir dans l'énergie d'ici à 2035 © StormPetrel1 - Flickr - C.C.

L'Agence Internationale de l'Energie (AIE) lance un vrai signal  d'alarme dans un rapport publié, ce mardi 3 juin. Pour la première fois depuis 2003, l'agence évalue les besoin d'investissements dans le secteur de l'énergie et les chiffres font froid dans le dos.  Pour répondre à la demande mondiale en énergie, il va falloir dépenser 40 000 milliards de dollars d'ici 2035. A cette date, il faudra investir plus de 2000 milliards de dollars par an, contre 1600 milliards en 2013 et moins de 900 milliards en 2000.

Sur ces sommes, environ 60 % serviront à remplacer les équipements en fin de vie et à pallier l'épuisement des champs d'hydrocarbures. Sur ce dernier point, le rapport de l'AIE indique que de larges investissements vont devoir être réalisés au Moyen-Orient pour combler la demande de pétrole, tandis que la production hors OPEC, va diminuer. La conséquence sera un renchérissement des prix du baril. Faute d'investissements, l'AIE avance un chiffre d'un baril 15 dollars plus cher en 2025 qu'aujourd'hui.

L'Europe particulièrement en danger

Si toutes les régions du monde font face à ce mur d'investissements, l'Europe serait particulièrement mal au point. Le Vieux Continent a besoin de bâtir 100 GW de nouvelles capacités thermiques d'ici 10 ans, mais ces investissements sont impossibles en raison de prix de marché trop bas de 20 %. Et entre les politiques de soutien aux énergies renouvelables et la volonté de protéger les consommateurs, une augmentation est improbable.

Le rapport juge que si la situation perdure, la sécurité d'approvisionnement du continent sera mise en danger. C'est clairement un risque de "black-out" qui est pointé du doigt.

Dans un rapport précédent sur les perspectives technologiques, l'AIE évoquait le besoin d'investir 44 000 milliards de dollars dans le système énergétique mondial pour maintenir la hausse de température en dessous de 2°C d'ici 2050

Ludovic Dupin

30 % des capacités de gaz de l'Europe
En parallèle de l'AIE, Cedigaz publie un rapport alarmant sur la situation du gaz en Europe. Entre 2010 et 2012, la part du gaz dans le mix électrique européen est passé de 23,6 % à 19 %, tandis que la part du charbon a grimpé à 28 %. En cause : les prix très bas du charbon sur les marchés coût extrêmement faibles du carbone. Fin 2013, les électriciens européens avaient fermé 24,7 GW de centrale à gaz soit 14 % de la capacité installée en Europe. En l'état, d'ici 2015-2016, c'est près de 30 % de la capacité européenne qui pourrait être fermée ou mise sous cocon.

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

04/06/2014 - 14h02 -

Je souris doucement lorsque je lis que l'Europe pourrait souffrir d'une pénurie d'énergie alors qu'il est tout à fait possible d'être en autonomie complète pour peut qu'on veuille s'intéresser à autre chose que ce que nous proposent nos fournisseurs institutionnels depuis des lustres.Maintenir la pénurie n'est utile que pour faire monter les prix.
Répondre au commentaire

Les entreprises qui font l'actu

 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus