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Quotidien des Usines

4 150 salariés de Renault Trucks en chômage partiel

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En attendant le renouvellement de ses gammes de camions, le constructeur recourt au chômage partiel dans quatre de ses usines.

4 150 salariés de Renault Trucks en chômage partiel © D.R.

Confronté à une baisse du marché européen des poids lourds de 25 % entre janvier et novembre 2012, par rapport à la même période de 2011, Renault Trucks recourt à de nouvelles journées de chômage partiel au premier trimestre 2013. Quatre sites et 4 150 personnels de production, sur les 10 000 salariés du groupe français, sont concernés : les usines d’assemblage de Bourg-en-Bresse (Ain) et Blainville-sur-Orne (Calvados), le centre de ponts et essieux de Saint-Priest (Rhône), le centre d’emboutissage et l’usine moteurs de Vénissieux (Rhône). Jusqu’à 24 jours de chômage partiel sont envisagés à Blainville-sur-Orne, plus du double que pour l’usine moteurs et le centre d’emboutissage lyonnais. Renault Trucks a déjà recouru au chômage partiel en novembre et décembre 2012.

La direction du constructeur de camions estime que "le chômage partiel est une mesure qui permet de sauvegarder l’emploi et d’éviter un plan social", comme cela avait été le cas en 2009. Mais "la trésorerie du groupe était alors abondante, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui", objecte Frédéric Panetié (CGT), qui souhaiterait que "ce chômage partiel puisse servir à former le personnel concerné". Un plan de dispense d’activité est aussi en cours de négociation au service commercial : 150 personnes sont concernées par cette forme de préretraite.

La direction de Renault Trucks reste malgré tout "optimiste", confiante dans le renouvellement de ses gammes de véhicules en juin 2013, avec de nouveaux moteurs répondant à la nouvelle norme anti-pollution Euro VI appliquée en 2014. Ce lancement sera piloté par Bernard Blin qui vient de succéder à Heinz-Jürgen Löw, quatorze mois seulement après l’arrivée de ce dernier à la présidence de Renault Trucks Commercial.

Pour favoriser le renouvellement du parc de véhicules, Bernard Fauche, délégué CFDT au comité d’entreprise de Renault Trucks, propose l’instauration "d’une prime ou d’un crédit d’impôt" et appelle à la mobilisation générale des pouvoirs publics en faveur de l’industrie du camion. Une mobilisation incontournable sur un marché européen en repli qui a déjà entrainé des réductions de production chez Scania et Volvo en Suède et la fermeture de cinq sites industriels de Fiat dans trois pays européens fin 2012, partiellement compensée par l’ouverture d’un nouveau site à Madrid.

De son côté, Frédéric Panetié s’inquiète du resserrement de l’action commerciale du constructeur français. "Avant Renault Trucks était une marque mondiale. Aujourd’hui, notre marché est plus restreint. On n’a pas accès aux BRIC, des marchés porteurs. On va forcément vendre moins de véhicules", remarque le responsable syndical CGT.

Vincent Charbonnier

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