Selon l’organisation patronale britannique Institute of Directors (IoD), l’exploitation des gaz de schiste au Royaume-Uni sera favorable à l’emploi et à l’indépendance du pays.
En Europe, plusieurs pays possèdent des réserves de gaz de schiste et certains se sont déjà engagés dans leur exploration/production. Parmi ceux-là, on compte l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Dans ce dernier, la création d’une filière gaz de schiste pourrait créer jusqu’à 35 000 emplois et assurer 10 % de l’alimentation en gaz du pays pendant 103 ans.
Au Royaume-Uni, ancienne puissance pétrolière en déclin, cette manne compenserait la hausse actuelle des prix de l’énergie. Selon les estimations géologiques du département américain de l’énergie, le pays recélerait 566 milliards de mètres cube de gaz de schiste dans son sol (l’estimation en France est de 5 100 milliards de mètres cubes). Ce chiffre doit être confirmé par l’exploration.
Aucun dommage
L’organisation patronale britannique Institute of Directors (IoD) ne nie pas que les premières fracturations hydrauliques dans le nord de l’Angleterre aient parfois provoqué des séismes de faible magnitude. Mais elle ajoute que "lors des 50 derniers jours, la Grande-Bretagne a connu trois tremblements de terre aussi importants ou plus importants" et qu’ils n’ont causé aucun dommage.
Vendredi 14 septembre, au premier jour de la conférence environnementale organisée par le gouvernement au Palais d’Iéna à Paris, le cabinet SIA Conseil a estimé que 100 000 postes pourraient être créés à l’horizon 2020 grâce à l’exploitation des gaz de schiste.
Mais le même jour, François Hollande a annoncé le rejet de toutes les demandes de permis de gaz de schiste en cours et confirmé l’interdiction de la fracturation hydraulique conformément à la loi du 13 juillet 2011. Une position qui vaudra pour toute la durée de son quinquennat.









