31/01/2008; Société générale, BNP, Fed, Chine, Boeing...

Le 31 janvier 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle

  • La SG maintient Bouton.
  • Profits record pour BNP Paribas.
  • La Fed baisse ses taux.
  • L'économie chinoise désorganisée par la météo.
  • Manque à gagner pour Boeing.

    La SG maintient Bouton
    Il y est, il y reste. Le conseil d'administration a réaffirmé hier sa confiance au président de la Société générale, titrent tous vos quotidiens. Mais pas à n'importe quel prix. Il sera désormais assisté d'un comité spécial d'administrateurs aux pouvoirs très étendus, pour piloter la gestion de la crise et superviser l'enquête menée au sein de la banque. Même l'intervention de Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à ébranler le soutien du CA envers son patron. Un P-DG qui ne s'émeut pas de la situation, souligne la Tribune, trouvant normal que le comité, composé de trois administrateurs - Jean Azéma, DG de Groupama ; Antoine Jeancourt-Galignani, patron d'Indosuez ; Jean-Martin Folz, ancien président de Peugeot-Citroën -, travaille en toute indépendance. Par ailleurs, indique la Tribune, malgré le risque d'OPA qui menace l'établissement et qui agite les salles de marché, le titre SG a gagné hier 4,27 %, après s'être apprécié de 10 % la veille. Daniel Bouton pouvait donc se vanter hier soir sur France 2 que, malgré la crise, la Société générale « restait bénéficiaire » et que l'augmentation de capital lui permettra de se développer... avec lui à sa tête.

    Profits record pour BNP Paribas
    En regard de la perte de 7 milliards d'euros enregistrée par sa grande rivale, la Société générale, BNP Paribas peut se targuer d'afficher pour 2007 un résultat net record de 7,8 milliards, en progression de 7 % par rapport à 2006. Cependant, relève la Tribune, la banque fait preuve d'humilité. « La crise des marchés est trop sérieuse pour pavoiser. Mais nous récoltons les fruits d'une politique de contrôle des risques rigoureuse », se félicite son directeur général Baudouin Prot. Cependant, la crise financière n'a pas été sans effets négatifs ; le bénéfice de BNP Paribas a chuté au quatrième trimestre de 42 % à un milliard d'euros. L'impact de son exposition globale outre-Atlantique aux prêts hypothécaires à risques s'est élevé à 900 millions d'euros de provisions contre 2 milliards pour la SG. Mais, relève la Tribune, BNP Paribas se distingue en passant « seulement » 146 millions d'euros pour son exposition à l'immobilier américain contre 1,1 milliard pour la SG. En dehors de l'impact de la crise des « subprimes », BNP Paribas affiche une hausse de ses revenus dans tous ses pôles et peut se féliciter de traverser la crise la tête haute.

    La Fed baisse ses taux
    A l'heure où le ralentissement économique se confirme, le principe de précaution a poussé la banque centrale américaine à baisser une seconde fois son principal taux directeur de 50 points, indique les Echos. Le taux, qui avait déjà baissé de 75 points la semaine dernière, se retrouve du coup à 3 %, contre 5,25 % en septembre. En abaissant le loyer de l'argent, Ben Bernanke prend le risque de s'exposer à un retour des pressions inflationniste, mais le maintien d'une politique de taux élevés risquerait d'étouffer tout potentiel de croissance dans un pays en proie à une crise immobilière sans précédent depuis les années 1930, souligne le quotidien. « Entre la menace inflationniste ou la menace déflationniste et la crise, la Fed de Bernanke a choisi », remarque un investisseur. Le tout est de savoir jusqu'où ira la Fed, s'interroge les Echos. Pour David Rosenberg de Merrill Lynch, les taux pourrait baisser jusqu'à 1 % d'ici à la fin de l'année. Ce que Bill Gross, spécialiste du marché obligataire chez Pimco, considère comme une erreur car « cela créerait une nouvelle bulle, nourrirait l'inflation et fragiliserait le dollar ». Les économistes parient en moyenne sur une baisse à environ 2,5 % vers le milieu de l'année. De toute façon, juge le quotidien, Ben Bernanke, qui a perdu une partie de sa crédibilité, joue gros. Après cette baisse massive accordée depuis la mi-janvier, la Fed se doit d'être plus prudente, mais surtout elle se doit d'analyser les répercussions de sa politique monétaire sur l'économie réelle.

    L'économie chinoise désorganisée par la météo
    La Chine se trouve confrontée aux plus importantes tempêtes de neige enregistrées en cinquante ans. Une paralysie qui tombe au plus mauvais moment, souligne les Echos. A une semaine de la célébration du nouvel an lunaire, ce sont près de 180 millions de personnes qui doivent prendre la route, pour la plupart des ouvriers migrants travaillant sur les chantiers et dans les usines de la côte est. « Et le pire est devant nous », concède Zhu Hongren, le porte-parole de la Commission d'Etat pour le développement et la réforme, qui reconnait la grande vulnérabilité des infrastructures du pays, qui, malgré une croissance à deux chiffres, n'a pas réussi à mettre à niveau ses réseaux électriques et ferroviaires. Bloqués par la neige, les trains ne livrent plus que le quart de la houille nécessaire à l'alimentation des centrales électriques du pays. Sept pour cent des centrales à charbon, qui produisent 75 % de l'électricité consommée dans l'ex-empire du Milieu, auraient stoppé leurs turbines. Toyota, Honda et Ford ont annoncé arrêter provisoirement leurs chaînes de montage du sud et de l'est du pays faute d'énergie. Plus grave pour le gouvernement, la paralysie du réseau routier aurait dopé les prix des légumes de 50 % dans les provinces les plus isolées. Dans les grandes villes du nord, dépendantes des cultures et des élevages du sud, les prix flambent et pèsent désormais sur la politique de lutte contre l'inflation menée par le pouvoir central.

    Manque à gagner pour Boeing
    En retard de neuf mois sur son calendrier initial, le futur long-courrier de Boeing, le B 787, va peser sur l'activité du constructeur aéronautique américain, révèle le Figaro économie. Son P-DG, James McNerney, a révisé à la baisse de 500 millions de dollars le chiffre d'affaires attendu en 2008. Cependant, avec des ventes consolidées comprises entre 67 et 68 milliards de dollars, le groupe s'attend à gagner plus d'argent cette année, après avoir engrangé un bénéfice net de 4,1 milliards de dollars en 2007. Autre conséquence du retard, Boeing ne devrait livrer que 475 ou 480 B 787, soit dix appareils de moins que prévu. Néanmoins, relativise le Figaro, Boeing apparaît en grande forme grâce à son aéronautique civile qui boucle sa troisième année record avec un chiffre d'affaires de 33,4 milliards de dollars (+17 %) et un carnet de commande de 255 milliards, représentant plus de cinq années d'activité. Malgré les risques de récession aux Etats-Unis, McNerney se montre optimiste : « 2008 sera une nouvelle bonne année pour les avions commerciaux. Même en cas de récession, l'industrie aéronautique et Boeing sont assez robustes pour faire face et affronter les orages. »

    Pascal Coesnon

  • imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article sur Wikio Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de l'Info


    Effectuer une autre recherche

    Rechercher


    FRANCE
    Sélectionnez une région sur la carte ou par le menu déroulant

    À la une

    Sites du groupe

    Le Portail de l'Industrie LSA, Grande Consommation Industrie & Technologies EmploiPro

    Crise et conjoncture en direct   |   Focus sur l'industrie de l'automobile   |   Industrie et énergie   |   Grenelle de l'environnement   |   Procès AZF   |   La semaine de l'industrie dans vos régions