Les expatriés ont des idées pour relancer l’industrie en France. Depuis New-York, Génération Expat, (un Think-tank des français de l’étranger) formule 30 propositions pour donner un avenir à l’industrie française. Un regard de l’extérieur pour s’inspirer des meilleures pratiques qui prend en compte les atouts et les faiblesses de la France.
Vue d’Amérique, la situation est grave mais pas désespérée. Le think-tank Génération Expat (français de l’étranger) signe sous la plume de Sébastien Laye, entrepreneur installé à New-York, et de trois chercheurs associés une contribution pour relancer l’industrie en France.
Les propositions s’organisent autour de trois types d’actions sur l’environnement des entreprises et d’autres plus sectorielles qui sont comme un exercice d’application d’une réflexion stratégique que la France pourrait mener dans chacun de ses secteurs. Sur l’environnement général, trois chapitres mobilisent l’attention des auteurs.
- Des réformes relatives au financement de l’industrie et de l’actionnariat. Avec des initiatives pour favoriser les actionnaires de long terme, faire travailler la future BPI en synergie avec les acteurs privés et créer des plateformes d’investisseurs (sorte d’antichambre de la côte pour les start-ups).
- Des réformes relatives à l’innovation, la formation et la recherche. Les auteurs récusent la focalisation sur le coût du travail pour expliquer la désertification industrielle française et proposent de miser non seulement sur l’innovation technologique mais sur l’innovation non technologique (marketing, branding, standardisation des services…). Cela passe selon eux par un recadrage du rôle de l’Etat sur le financement de l’innovation et le désengagement sur ses participations dans les grandes entreprises industrielles, la création d’un conseil de la prospective à l’Elysées ou le soutien financier de tous les étudiants scientifiques de haut niveau.
- Des réformes relatives au système administratif et social. Les auteurs critiquent l’inflation règlementaire et l’absence d’administration dédiée aux PME et propose donc un bureau des droits des PME pour mieux les associer aux règlementations, un guichet unique de la création d’entreprises et un effort massif de numérisation de l’administration pour rationaliser les 700 sites de .gouv.fr
Au-delà de ces propositions qui portent sur l’ensemble des entreprises, les auteurs déroulent une réflexion sur les secteurs des mines, du textile/habillement et des biotechnologies. Ils formulent ainsi des propositions pour une voie originale et adaptée à la réalité française nourries de leurs visions et de leurs expériences étrangères.
GenExpat - Rapport sur L'Avenir de l'Industrie Francaise - Octobre 2012









