Financement des entreprises : les banques plus transparentes
L'eau trop chère
General Motors se met au vert en Chine
Nouveau projet pour Safran/GE
Energie : L'Europe et l'après black-out
Financement des entreprises : les banques plus transparentes
« Les banques françaises ont voulu jouer l'apaisement », note
les Echos. A l'issue d'une table ronde à l'Elysée, les organismes bancaires ont publié leurs encours de prêts aux PME. Une première, selon le quotidien qui s'est procuré le document, ouvrant la voie à « plus de transparence sur le financement des entreprises ». Entre décembre 2006 et juin 2007, les crédits aux PME ont progressé en moyenne de 6 %, avec près de 380 milliards d'euros prêtés, relève
les Echos. Parmi les organismes bancaires, c'est le Crédit Agricole qui arrive en tête avec 118 milliards d'euros et une hausse de 8,2 % de ses encours sur le premier semestre. En deuxième position, le Crédit Mutuel a prêté 61 milliards d'euros (+ 7,7 %). Suivent ensuite BNP Paribas et la Société générale. « Les chiffres publiés sont à relativiser, car ils ne prennent pas en compte, à ce stade, les effets de la crise du subprime», note cependant le quotidien. Or selon la banque de
France, les conditions de crédits bancaires ont connu « un net durcissement» depuis septembre.
Lors de cette réunion à l'Elysée, les banques ont également annoncé la mise en place d'une facture annuelle des frais facturés aux particuliers d'ici 12 à 18 mois.
L'eau trop chère
Des « prix de l'eau souvent très abusifs ». L'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir a étudié les tarifs de l'eau de 19 grandes agglomérations françaises. Au palmarès du plus cher, le Sedif, qui gère les eaux d'Ile de France détient la palme avec 58,7 % de marge nette. « Les 4 millions de consommateurs de la région concernée apprécieront », s'amuse
la Tribune. Marseille, Lyon, Reims ou Toulouse sont également au dessus de la barre des 40 % de marges. Parmi les bons élèves, Chambéry, Clermont-Ferrand ou Annecy - tous gérés par des régies municipales - affichent moins de 20 %. L'association épingle les bénéfices des grands du secteur, Veolia (50 % des délégations), Suez ou Saur. Une critique que rejettent ces professionnels dans
les Echos, critiquant « la méthodologie qui mène à des résultats aberrants ». Face aux dérives, UFC appelle de son côté les maires à « renégocier au mieux leurs contrats ».
General Motors se met au vert en Chine
Le constructeur automobile américain General Motors devrait construire un centre de recherche sur les « voitures vertes » en Chine. Près de 250 millions de dollars devraient être investis dans ce campus de Shanghai, rapportent ce matin
le Financial Times et
le Wall Street Journal. Objectif : réduire la dépendance de la Chine aux énergies fossiles. Le centre de recherche devrait étudier l'élaboration de véhicules hybrides, électriques ainsi que de carburants alternatifs. « Le gouvernement chinois encourage le développement de véhicules verts à cause de la pollution importante dans les villes et des besoins grandissants en pétrole », relève
le Financial Times, qui affirme que GM doit commercialiser un véhicule hybride dés l'année prochaine sur le marché chinois. De ce fait, ajoute le quotidien, « la plupart des constructeurs automobiles font du lobbying actif après de Pékin pour imposer leurs modèles verts » sur un marché en pleine croissance.
Nouveau projet pour Safran/GE
Safran et General Electric auraient pris des « contacts préliminaires à haut niveau » pour discuter d'une opération de rapprochement dans le domaine des nacelles, affirme ce matin
la Tribune. Selon les informations du quotidien, Aircelle, division de Safran pourrait fusionner avec Middle River Aircraft Systems, l'une des filiales de GE. Les deux groupes travaillent déjà ensemble dans les moteurs CFM56 et entendent poursuivre leur coopération. « Ce qui contredit toutes les rumeurs faisant état d'un détricotage de cette alliance », affirme
la Tribune, qui parle de « manœuvres de déstabilisation » liées à « la future restructuration de
l'industrie de défense ». L'objectif de ces « rumeurs » serait de torpiller le projet de fusion entre
Thales et Safran, en fragilisant le partenariat de ce dernier avec le groupe américain, affirme encore le quotidien.
Energie : L'Europe et l'après black-out
Un an après - presque jour pour jour - la grande panne électrique européenne,
le Figaro Economie consacre une pleine page au secteur de l'énergie continental. Avec cette question : « Une panne d'une pareille intensité peut-elle se reproduire aujourd'hui ? ». Pour le quotidien, « il reste encore beaucoup à faire ». Partie d'une coupure volontaire en Allemagne, la panne électrique du 4 novembre 2006 s'était propagée très rapidement et avait touché près de 15 millions de foyers européens. « Tant que les réseaux ne seront pas renforcés et que les investissements dans de nouveaux moyens de production resteront insuffisants [...], des incidents semblables peuvent toujours se produire », affirme Colette Lewiner, directeur du secteur Energies de Capgemini interrogée par le quotidien. Selon elle, 1 000 milliards d'euros devront être investis dans le réseau électrique et les centrales de production au cours des 25 prochaines années en Europe.
Solène Davesne