30/03/2007 : Chômage, Michelle Alliot-Marie, fret SNCF, US Steel, Chrysler...
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leChômage en baisse apparente Michelle Alliot-Marie fait son bilan industriel Le fret SNCF se réorganise US Steel rachète un fabricant de tuyaux L'éléphant indien se met en chasse La renaissance des pays baltes Chrysler : l
Chômage en baisse apparenteLe chômage a été ramené à son niveau de 1983, titre la Tribune, qui admet toutefois que l'Insee insiste sur la « fragilité de cette statistique ». Le ministère du Travail n'a pas pour autant manqué d'annoncer que le taux de chômage en février était tombé à 8,4%, le dernier chiffre publié avant le 1er tour de l'élection présidentielle, rappelle le quotidien. Le taux au sens du BIT est ainsi retombé à son niveau de juin 1983, quand Jean Auroux était ministre du Travail dans le gouvernement Mauroy. Mais les chiffres définitifs ne seront connus qu'en Octobre pour l'Insee alors que les statisticiens de la Dares avaient demandé la suspension de la publication de leur estimation, tant les incertitudes son grandes. Quoi qu'il en soit, affirme la Tribune, la France a recommencé à créer des emplois. Le nombre de cotisants à la sécurité sociale augmente, même si les emplois aidés -plus de 300 000 grâce au plan Borloo en 2006- en représentent une part majeure.
Michelle Alliot-Marie fait son bilan industriel
Alors que s'achève le rapprochement entre Thales et DCN, Michelle Alliot-Marie, interrogée par la Tribune, prône les alliances européennes pour les industries de défense. Face à la concurrence des pays émergents, il était urgent de restructurer le secteur, rappelle la ministre de la Défense. Si certains pays européens sont prêts à s'unir dans la construction navale, l'opération prendra plus de temps dans le terrestre. Le modèle EADS, malgré ses difficultés conjoncturelles, est intéressant mais l'Etat ne doit pas mélanger ses rôles de client et d'actionnaires, souligne la ministre. La fusion qui a donné naissance à Safran avait un sens plus financier qu'industriel, avec l'arrivée de Francis Mer, « chaque branche va retrouver une stratégie de développement adaptée ». Quant au deuxième porte-avions il « existe encore des écarts importants de prix avec les industriels », précise Alliot-Marie.
Le fret SNCF se réorganise
Pour le nouveau patron du pôle fret de la SNCF, Olivier Marembaud, une réorganisation est indispensable. Interrogés par les Echos, Marembaud souligne qu'il se donne encore six mois pour donner à ses clients le niveau de qualité qu'ils attendent. Mais, « l'augmentation de la compétitivité nécessite une véritable révolution interne ». Il faudra spécialiser les cheminots par activité, développer les synergies avec les filiales du groupe, raccourcir les circuits de décision et mettre en place une nouvelle organisation du travail. Pour réaliser son plan, Marembaud compte aller à la rencontre du personnel et discuter avec les organisations syndicales. L'objectif est d'augmenter la productivité de 20 à 30%, avec bien sûr des suppressions de postes mais pas de licenciements. Il va également rencontrer ses clients pour préciser avec eux l'organisation logistique qu'ils souhaitent.
US Steel rachète un fabricant de tuyaux
L'aciériste de Pittsburgh, absent jusqu'à présent du mouvement de concentration qui agite la sidérurgie mondiale, vient d'annoncer qu'il avait l'intention de sortir 2,06 milliards de dollars, indique le Wall Street Journal. La cible est la firme de Dallas, Lone Star Technologies, spécialisée dans les tuyaux soudés pour le transport du pétrole et du gaz. Une opération à laquelle US Steel a été incité par la multiplication des rachats dans le secteur, souligne le Financial Times. La fabrication de tuyaux est le département le plus profitable d'US Steel, représentant 6 % de ses ventes, il assure 30 % de ses profits. Cette acquisition, très complémentaire de ses tuyaux sans soudure, va pratiquement doubler sa production à 2,8 millions de tonnes par an. Avec cette opération, ce sont les trois grands fabricants du secteur qui ont été rachetés aux Etats-Unis, souligne le quotidien saumon.
L'éléphant indien se met en chasse
Rien ne rend plus fier les indiens -à l'exception peut-être des victoires en cricket de l'équipe nationale-, que les acquisitions des sociétés étrangères par les firmes indiennes, constate The Economist. Cette année, les entreprises indiennes ont déjà annoncé 34 OPA sur des sociétés étrangères, pour un bilan global de 10,7 milliards de dollars, estime Dealogic. L'an dernier la chasse avait totalisé 23 milliards de dollars, plus de cinq fois le précédent record et plus que les rachats en Inde par des étrangers. « Une nouvelle Inde est en train d'émerger », se réjouit Kumar Mangalam Birla, président du groupe éponyme. Il est bien placé pour le savoir, rappelle l'hebdomadaire, le mois dernier, sa filiale Hindalco a racheté l'américain Novelis pour 6 milliards de dollars, devenant la première entreprise mondiale d'aluminium laminé. Avec des marges de 10%, de nombreuses firmes indiennes se préparent à investir à l'extérieur, d'autant qu'avec des taux bas le crédit est bon marché. La part de l'Inde dans les rachats transfrontières atteignait 1,8% en 2006, mais elle devrait croitre rapidement. Cette vague avait commencé en 2000, rappelle The Economist, avec 50 opérations, principalement dans la Pharmacie et les services informatiques, représentant 1 milliard de dollars. Motif majeur de ces opérations, l'acquisition de technologies qu'il aurait fallu des années pour maitriser, souligne l'hebdomadaire. Si, contrairement aux autres acquisitions transfrontières, les opérations initiés par des indiens n'ont pas connu d'échecs majeurs, « il est important que les compagnies examines la rationalité économiques et ne se laissent pas emporter par leurs émotions et leur égo », met en garde le patron de Ranbaxy, Malvinder Singh. Sages paroles, commente The Economist, d'autant que l'équipe indienne de cricket ne cesse de perdre.
La renaissance des pays baltes
La Tribune consacre son enquête du jour à l'Estonie et à la Lettonie. Ces « petits dragons baltes », comme les surnomme le journal, font figure de bons élèves parmi les nouveaux entrants de l'Union européenne. Leur taux de chômage est inférieur à la moyenne européenne (environ 6% contre 8% en moyenne pour l'Europe) et ils affichent une croissance à deux chiffres. Reste que « au regard des standards européens de l'Ouest, ces pays ont du mal à tenir la concurrence », note la Tribune. Il existe un rapport de 1 à 10 environ entre le salaire d'un ouvrier letton et celui de son homologue allemand... Résultat : ces deux pays sont victimes d'un exode massif de leur main d'œuvre.
Chrysler : les fonds semblent les mieux placés
Alors que General Motors a officiellement renoncé à s'offrir Chrysler et que, Renault-Nissan, PSA Peugeot Citroën ou Hyundai ne semblent pas intéressés, qui va reprendre la filiale de DaimlerChrysler ? Selon les Echos, les repreneurs potentiels ont jusqu'à samedi soir 31 mars pour exprimer leur marque d'intérêt. Le temps presse. A quarante-huit heures de la date butoir, « ce sont aujourd'hui les acteurs de « private equity » qui semblent les plus susceptibles de se pencher sérieusement sur le dossier », note le journal. Cerberus serait particulièrement intéressé. D'autres (Blackstone, Ripplewood, Centerbrige) pourraient eux aussi transmettre des offres.
Bon week-end !
Daniel Krajka avec B.B.

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