29/01/2008 : Société générale, Gandrange, Smoby, Smic
Le 29 janvier 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
Société générale : un dossier « au fer rouge » Gandrange : les syndicats jouent la montre Smoby : l'allemand Simba, un possible repreneur SMIC : vers une hausse au printemps pour cause d'inflation
Société générale : un dossier « au fer rouge »Plus on avance dans l'affaire de la Société générale, et plus le doute s'épaissit sur la responsabilité de ses dirigeants, plus l'image se ternit. L'actualité brûlante de la deuxième banque mondiale pour les marchés dérivés fait encore la Une de tous vos titres ce matin. Laissé en liberté mais mis en examen hier soir, pour « abus de confiance, faux et usage de faux » et « introduction dans un système de traitement automatisé », Jérôme Kerviel, le courtier incriminé « commence à parler ». Il avoue qu'il prenait des positions non admises dès 2005, et que d'autres traders de la Société générale agissaient de la sorte. « L'alerte sur le cas Keviel avait été donné l'an dernier », titre le Financial Times qui relate comment Eurex, le marché de produits dérivés avait prévenu la banque dès Novembre 2007 qu'une position risquée avait été prise par le trader. Du coup, hier soir, l'affaire a pris un tournant politique. Le chef de l'Etat a exhorté hier soir Daniel Bouton à ne pas « s'exonérer de ses responsabilités » faisant dire au Figaro : « Sarkozy souhaite le départ du PDG ». Quoiqu'il en soit, le dossier « sent le souffre » déplore l'éditorialiste de La Tribune soulignant que « la banque joue gros, très gros » et rappelle que le « Crédit Lyonnais tombé dans l'escarcelle du Crédit agricole ne s'est jamais remis de ses avatars du passé ».
Gandrange : les syndicats jouent la montre
Deux mois. C'est ce dont disposent les organisations syndicales pour « monter un contre-projet industriel », explique Les Echos ce matin, au lendemain de l'entrevue entre Nicolas Sarkozy et Lakshmi Mittal. Deux mois pour obtenir le « gel du plan de restructuration » poursuit Libération. Le chef de l'Etat recevait le patron et actionnaire du groupe sidérurgiste pour évoquer les 596 suppressions d'emplois prévues sur le site lorrain. Le Président accepte d'étudier « les propositions alternatives viables avec les syndicats » et ouvre les discussions jusqu'en avril prochain. Mais la déception est palpable chez les organisations syndicales qui « espéraient davantage qu'un simple délai de grâce » regrette Les Echos. Car sur le fonds Mittal ne cède rien. « Chaque employé pourra bénéficier d'un autre emploi dans les usines de groupe de la région ». Il a notamment annoncé une cagnotte de 20 millions d'euros pour le reclassement et indiqué que les 130 suppressions d'emploi envisagés sur le site lorrain se traduiraient par des départs à la retraite. Nicolas Sarkozy pourrait rencontrer les syndicats ce jeudi.
Smoby : l'allemand Simba, un possible repreneur
Le Figaro Economie revient ce matin sur le cas Smoby qui « malgré la crise (...) est encore capable d'attirer les investisseurs ». Selon les informations du quotidien saumon, Simba, le numéro un allemand du jouet aurait fait une offre « jugée sérieuse » parmi la dizaine de dossiers reçus vendredi au bureau des administrateurs judiciaires, dans le cadre d'un plan de cession. Avec un chiffre d'affaires de 360 millions d'euros en 2006, le groupe bavarois détient la marque Dickie, concurrente de Majorette. Parmi les autres repreneurs solides cités par Le Figaro, figurent le holding français Abccia, les fonds MIE ou encore Butler Capital Partners.
Smic : vers une hausse au printemps pour cause d'inflation
Le Smic (1280 euros bruts mensuels) pourrait être revalorisé deux fois cette année, révèle Les Echos ce matin. Le quotidien s'est penché sur un arrêté gouvernemental qui a « toutes les chances d'intervenir dans les prochains mois », compte tenu des prévisions d'inflation. En effet, le Code du travail impose « un relèvement immédiat du salaire dès lors que les prix hors tabac, augmentent d'au moins 2 % par rapport à l'indice de mai, pris comme référence dans le calcul de la hausse du salaire minimum. « C'est une vraie possibilité reconnaît un expert de l'Insee, interrogé par le quotidien, pour qui « tout dépendra de l'évolution des prix du pétrole ». Donc, si la tendance se confirme, le niveau de 2% sera atteint fin mars et imposera une valorisation du salaire minimum au 1er juin, qui viendrait s'ajouter à la traditionnelle hausse du 1er juillet.
Carmela Riposa

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