28/06/07 : Alstom Transport, pétrole, Altadis, attractivité, OPA, Spie Batignolles
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leContrat ferroviaire pour Alstom Transport Le pétrole vénézuélien en question Fumée blanche pour Altadis Attractivité : La France recule Le Sénat liste 24 groupes vulnérables aux OPA
Contrat ferroviaire pour Alstom TransportAlstom va livrer 80 rames duplex à la SNCF à partir de 2009, annonce les Echos. Ce contrat d'un montant de 2,1 milliards d'euros, qui vient d'être approuvé par le conseil d'administration du groupe ferroviaire, comprend également 40 rames optionnelles pour un montant de 1 milliard d'euros. Pour ce quatrième contrat remporté, Alstom va innover avec un nouveau matériel destiné à circuler à 320 km/h dans quatre pays différents. Contrairement aux précédentes, cette commande sera entièrement réalisée par le constructeur français. En compensation, Bombardier, à qui une partie des commandes précédentes avaient été sous-traitées, réalisera seul les nouvelles rames qui lui ont été commandées par la région Ile-de-France. Ce nouveau succès arrive une semaine après avoir remporté un appel d'offres en Argentine. Alstom devrait réaliser la construction, l'électrification, la signalisation d'une ligne de 710 km entre Buenos-Aires et Cordoba, assurer la maintenance pendant trente ans et fournir huit rames TGV duplex.
Pour se mettre en ordre et parachever sa réorganisation industrielle, Asltom compte s'appuyer sur 150 fournisseurs privilégiés qui devraient à terme réaliser la moitié de ses achats globaux, précise les Echos. Une réorganisation autour de plates-formes lui permettra de standardiser ses pièces et de réduire ses budgets.
Le pétrole vénézuélien en question
Après plusieurs mois de bras de fer, les géants pétroliers ExxonMobil et ConocoPhillips ont finalement décidé d'abandonner leurs projets en cours dans l'Orénoque au Venezuela, refusant les nouvelles conditions qui leur sont imposées, annonce les Echos. A l'inverse Chevron, Total, BP et Statoil ont choisi d'accepter que la compagnie pétrolière d'Etat locale, PdVSA, augmente sa part dans les projets de 40 à 60%. Un coup dur en particulier pour Conoco dont les actifs dans la région représentent 5% de sa production et 10% de ses réserves. Pour le patron de Total, Christophe de Margerie, il n'y avait aucune raison de partir et les nouvelles conditions sont acceptables. Au contraire, Exxon, actuellement dans des négociations difficiles avec les autorités russes, défend une position de principe selon laquelle un contrat doit toujours être respecté, souligne le Financial Times. Les profits juteux des grands du pétrole n'attirent pas que la convoitise des dirigeants des pays producteurs, note le Financial Times dans sa Lex Column. A Washington, le Congrès prépare de nouveaux impôts, même dans les pays « amis des marchés » ; Big Oil est sous pression.
Fumée blanche pour Altadis
Deux entreprises devraient bientôt faire des offres concurrentes sur le fabricant de cigarettes et de cigares Altadis, croit savoir le Wall Street Journal. Pas moins de 13 milliards d'euros pourraient être mis sur la table, ce qui serait la plus importante opération du secteur. Imperial Tobacco Group, basé à Londres et le fonds d'investissement luxembourgeois CVC Capital Partners étudient le dossier avec Altadis. En mai, CVC avait affirmé pouvoir offrir 13 milliards
Attractivité : La France recule
La France ne fait plus partie des dix pays les plus attractifs pour les investissements étrangers, selon le baromètre annuel Ernst&Young présenté à la Conférence sur les investissements étrangers de la Baule. « Alors que le Royaume-Uni et l'Allemagne restent attractifs, la France et l'Espagne ont été sorties du classement cette année, tandis que deux nouveaux y font leur entrée ; la Pologne et la République tchèque », note la Tribune. La France reste pourtant le deuxième lieu d'implantation des IDE en Europe, juste derrière le Royaume-Uni. Mais le nombre d'investissements n'a cru que de 5 % en 2006 sur le territoire, contre 15 % dans le reste de l'Europe. « Si elle attire encore des développements industriels (42 % des IDE) et beaucoup de centres d'appels, la France fait venir trois fois moins de centres de décision », relève le Figaro Economie. Les Echos remarquent également que les investissements étrangers sont moins créateurs d'emplois en France. «En moyenne une implantation étrangère ne crée que 53 emplois en France contre 70 en Allemagne ou plus de 400 en Slovaquie ou en Roumanie », note le quotidien.
Le Sénat liste 24 groupes vulnérables aux OPA
Selon un rapport du Sénat sur les centres de décisions, 24 sociétés sur les 120 figurant dans l'indice SBF de la Bourse de Paris sont des proies faciles pour une OPA. Sur cette liste figurent notamment Danone, Valéo, Vivendi, Accor ou Air liquide. Pour mesurer la vulnérabilité des sociétés, le rapport issu d'une étude réalisée par Ernst&Young se base notamment sur la part élevée d'actionnariat flottant et la rotation importante du capital. « Si le Sénat prend le risque de signaler ainsi publiquement la fragilité (de ces sociétés), c'est pour faire mesurer aux pouvoirs publics le danger de voir ces entreprises et leurs sièges sociaux être délocalisés », note la Tribune, qui consacre la Une du journal à l'information. Dans son rapport, le Sénat préconise des mesures pour « éviter que nombre d'entreprises françaises ne tombent sous la coupe de groupes étrangers », détaillent les Echos et le Figaro Economie. Il décline 29 propositions pour « gagner la bataille des centres de décision », parmi lesquels figurent le renforcement de l'actionnariat salarié et la pratique des actions à droit de vote multiple pour lutter contre les OPA ou le développement de l'épargne-retraite.
Spie Batignolles s'attaque maintenant à SPR
A en croire les Echos du jour, le numéro quatre français du BTP s'apprête à racheter SPR, le leader national de l'aménagement intérieur, de la peinture et du ravalement de façade. Bien accueillie par les actionnaires familiaux de SPR, l'offre devrait déboucher courant juillet, selon François Xavier Clédat, président du groupe. L'ancienne filiale d'Amec Spie, reprise par ses cadres dirigeants en 2003, continue donc de multiplier ses activités. Avec cette dernière opération, Spie Batignolles s'ouvre cette fois au marché de l'aménagement de bureaux, après celui des installations électriques en 2005 (rachat d'Eurelec), et celui du terrassement en 2006 (acquisition de Valérian). De quoi accroitre encore davantage son chiffre d'affaires de 1,27 milliards d'euros, déjà en hausse de 34 % entre 2005 et 2006.
A demain,
Daniel Krajka, Claire Bader et Solène Davesne

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