imprimer

24 réacteurs nucléaires à fermer pour EELV et le PS

Par Ludovic Dupin - Publié le
Centrale nucléaire
© Fotolia

Europe Ecologie Les Verts et le parti socialiste seraient sur le point de révéler un accord sur le nucléaire qui programme la fermeture de 24 réacteurs d'ici 2025… Même si le cas de l'EPR de Flamanville reste en suspens.

Alors que chacun donne de la voix pour imposer sa vision du nucléaire de Jean-François Copé à Manuel Valls, d'Henri Proglio à Daniel Cohn-Bendit, les négociations ardues entre PS et Europe Ecologie les Verts (EELV) continuent en arrière-plan. Ce mardi 15 novembre, Martine Aubry et Cécile Duflot se sont rencontrées et entendues sur un "accord politique de majorité parlementaire" entre les deux partis pour 2012, selon des sources de l'AFP chez EELV.

Cet accord devrait être rendu public ce soir par le PS et validé ce week-end, chez les écologistes, lors du conseil fédéral d'EELV. Le document d'une trentaine de page acte les points d'accord et de désaccord entre les deux formations.

Pour ce qui est des accords, l'addition est salée pour la filière de l'atome. Les deux formations s'entendent sur la fermeture de 24 réacteurs d'ici 2025, l'arrêt du retraitement et de la filière MOX (combustible mélangé de l'uranium et du plutonium), une politique d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, la réduction de la consommation d'électricité et la mise en place d'une filière d'excellence du démantèlement des réacteurs nucléaires. La fermeture de 24 réacteurs, sur les 58 que compte la France, toucherait en premier lieu les centrales les plus anciennes comme Fessenheim ou le Tricastin.

Côté désaccord, demeure l'arrêt du chantier de réacteur EPR de troisième génération en construction à Flamanville (Manche). Les travaux se situent à mi-chemin selon l'opérateur EDF et déjà 3 à 4 milliards d'euros y ont été dépensés.

François Hollande, le candidat PS à la présidentielle, refuse de stopper cette réalisation nécessaire à la réalisation d'une transition énergétique en France. Les verts, de leur côté, jugent que la mise en route de ce réacteur pour 60 ans, à partir de 2016, ne peut que ralentir la France dans une mutation énergétique, considérée comme indispensable par la formation écolo.

Si l'accord est maintenu en l'état, EELV y gagne un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale de 25 à 30 députés. En revanche aucun ministre vert ne devrait entrer au gouvernement tant que l'affaire de l'EPR n'est pas tranchée.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

1 réaction

Pas d'accord | 16/11/2011 - 10H25

D'une certaine manière, la façon dont les politiques souhaitent manifestement prendre des décisions va complétement à l'encontre du bon sens. Il faut redonner le pouvoir à des techniciens et des économistes plutôt qu'à de beaux parleurs sans aucun sens

Signaler un abus |  CITER


Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
CGT Fralib

Arnaud Montebourg chez Fralib

Le ministre du Redressement productif rencontre ce vendredi 25 mai les salariés de l'usine menacée. Une visite qui...

bBox - Bouygues

Bbox sensation : le pari technologique de Bouygues Telecom

Trois ans après le lancement de sa première Bbox, Bouygues Telecom sort son nouvel atout : la...

Peugeot 301

Peugeot investit les pays émergents avec la 301

Le constructeur automobile a présenté le 24 mai cette berline d’entrée de gamme, qu’il se refuse à...

Delphi

Les connecteurs automobiles de FCI séduisent Delphi

L’équipementier automobile américain veut racheter la division véhicules motorisés (MVL) à...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter