22/03/2007 : Galileo, Total, Navistar, Valeo, Dell...
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leGalileo en rade Total en justice L'UE a une politique énergétique confuse Les équipementiers reprennent la main aux Etats-Unis Valeo convoité Dell lance un ordinateur à bas coûts
Galileo en radeAlors que l'Europe va fêter ses cinquante ans, son projet phare de radionavigation par satellites est en panne, rappelle les Echos. Les ministres des Transports des vingt-sept vont adresser aujourd'hui un ultimatum aux huit industriels en charge du projet, concurrent du GPS américain. Sur fond de désaccord entre les industriels, le commissaire aux Transports, Jacques Barrot leur a fixé un calendrier serré. Si l'échéancier n'est pas tenu, un nouvel appel d'offres pourrait être lancé. Le choix symbolique consistant à réunir le gratin de l'Europe spatiale montre ses limites, note le quotidien. Le consortium s'est cependant mis d'accord pour créer une société ad' hoc, mais n'a toujours pas désigné de patron, croit savoir les Echos, et les pays se déchirent sur la localisation des équipes. Un retard important permettrait aux Américains d'améliorer leur GPS et aux Chinois de lancer leur propre système.
Total en justice
Coup de tonnerre judiciaire, titre la Tribune commentant la mise en garde à vue de Christophe de Margerie, nouveau P-DG de Total. De Margerie était en charge du Moyen-Orient au moment des faits, rappelle les Echos. Le groupe a assuré son patron de sa « complète solidarité », réaffirmant que les accords avaient été signé « dans le respect de la loi ». Déjà saisi du dossier « pétrole contre nourriture », le juge Philippe Courroye accélère la procédure dans l'affaire des versements de commission en Iran. Total est soupçonné de « corruption d'agents étrangers » en vue de l'obtention d'un contrat gazier signé en 1997, rappelle le quotidien économique. Les commissions versées à un intermédiaire seraient proches de 60 millions d'euros. La procédure s'emballe, tant pour le P-DG de Total, nommé il y a un mois, que pour le juge qui n'occupe même pas encore ses nouvelles fonctions à Nanterre. Une nouvelle affaire pour le groupe pétrolier qui illustre à nouveau les rapports difficile entre les entreprises françaises et la justice, relève la tribune dans un éditorial.
L'UE a une politique énergétique confuse
Pour Claude Mandil, le directeur exécutif de l'AIE, les objectifs fixés par l'Union européenne en matière d'énergie renouvelable sont « trop nombreux et trop confus », relève l'Echo. Il se dit toutefois « globalement enthousiaste » face aux avancées réalisées par l'Europe en matière d'énergie. Il se félicite que les vingt-sept parlent d'une seule voix en matière d'énergie. Il regrette cependant que l'on ne parle pas de découplage entre production et distribution. « Que dirait les gens si l'aéroport Charles-de-Gaule était détenu par Air France ? », s'interroge-t-il face à la situation du marché de l'électricité. En ce qui concerne les énergies renouvelable, il critique des objectifs confus et contradictoires qui pourraient mettre en péril le système européen d'échange des quotas de CO2. Il regrette également que le nucléaire ne face pas partie du mix énergétique européen. Enfin, les normes et les standards d'efficacité énergétique devraient être plus stricts, d'autant que les technologies nécessaires sont déjà disponibles, conclut Mandil.
Les équipementiers reprennent la main aux Etats-Unis
En février, Navistar, qui fournissait des moteurs diesel à Ford depuis une trentaine d'années, a subitement interrompu ses livraisons suite à un conflit avec la firme de Dearborn. Une décision qui illustre le nouveau rapport de force dans l'industrie automobile, souligne le Wall Street Journal. Les équipementiers qui ont déjà subi les affres de la crise ont su se restructurer et n'acceptent plus le dictat des « big three ». Concentrés et plus solides, les aciéristes sont aujourd'hui capables d'imposer des hausses de prix à leurs clients. Conséquence, General Motors devrait voir sa facture d'acier s'alourdir de un milliard de dollars en 2007. Un retournement de situation lourde de conséquences pour des constructeurs qui ne peuvent plus imposer de régulières baisses de prix à leurs fournisseurs. Ils en sont même à soutenir les équipementiers les plus faibles de peur de les voir disparaitre. Ford a subi une défaite totale dans son conflit avec Navistar. Il paiera les moteurs au prix demandé, 1 500 dollars de plus qu'escompté, ce qui va grever ses profits. Pour reprendre la main vis-à-vis des sidérurgistes, les firmes automobiles soutiennent la création de marché à terme sur l'acier et veulent la levée des barrières douanières.
Valeo convoité
Le fonds de LBO américain Appolo étudie la possibilité de lancer une offre sur l'équipementier automobile français Valeo, croit savoir les Echos. Déjà sous l'influence du fonds spéculatif Pardus Capital Management et de l'investisseur américain Guy Wiser-Pratte, le groupe est dans une période charnière, estime le quotidien. Un conseil d'administration doit se réunir aujourd'hui au cours duquel neuf des onze membres doivent être renouvelés, y compris son P-DG Thierry Morin. En attendant les investisseurs prennent position, ce qui a permis à l'action de s'apprécier de 15 % en cinq jours, ce qui valorise la société à hauteur de 3,2 milliards d'euros. Le fonds Pardus, également détenteur de 17 % de l'équipementier américain Visteon, pousse au mariage des deux firmes, ce qui ouvrirait à Valeo les marchés de l'Asie et des Etats-Unis. A l'opposé d'une politique de développement, Wiser-Pratte est partisan de cessions d'actifs pour améliorer la rentabilité du « core business », souligne le quotidien. Une situation qui suscite l'intérêt des fonds en quête d'actifs à acheter.
Dell lance un ordinateur à bas coûts
Désireux de se renforcer dans les pays émergents, le spécialiste de la vente directe d'ordinateurs va lancer sur le marché chinois un nouveau PC basique à 335 dollars (250 euros), annonce le Wall Street Journal. Développé à Shanghai, le EC280 sera doté d'un microprocesseur Intel 205 et coûtera, selon les versions, entre 335 et 515 dollars, 70 % moins cher que le modèle le moins couteux de Dell vendu sur le marché chinois. En 2006, 20 % des ordinateurs vendus en Chine coûtaient entre 300 et 400 dollars, souligne le quotidien. Attaqué sur le marché américain par Lennovo et HP, Dell a choisi de se développer dans les pays émergents. Lennovo, qui domine le marché chinois, s'est associé à Microsoft pour vendre un ordinateur à 150 dollars. Le paiement se fait au moyen de carte sur le modèle des cartes téléphoniques.
Daniel Krajka,
A demain !

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