21/032007 : Alcan, Manitou, Palm, Nokia, Tele2, Vivendi, Safran...
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leDes attentes de réformes majeures, mais réalistes. Alcan essaye de rester dans le camp des prédateurs. Manitou veut entrer dans la cour des grands. Palm serait racheté par Nokia. Le rachat de Tele2 dans le collimateur de Bruxelles.
Des attentes de réformes majeures, mais réalistes.Le second sondage trimestriel réalisé par l'Observatoire des acteurs du travail (Ipsos, Manpower, LCI) avec des salariés et des chefs d'entreprises fait apparaitre des attentes fortes pour rompre avec la situation sociale et économique, souligne les Echos. Pour autant, les deux populations adressent un message de réalisme aux différents candidats, invités à ne pas compromettre la compétitivité des entreprises par des promesses inconsidérées. Seuls 35 % des sondés jugent possible une augmentation des salaires, seulement 28 % des salariés jugent souhaitable et réaliste une augmentation rapide du SMIC à 1 500 euros. De fait, les uns et les autres semblent aspirer à plus de pragmatisme et moins de dogmatisme, poursuit le quotidien. Certaines propositions font l'objet d'un large assentiment. Plus de 60 % des sondés sont d'accord sur la liberté de travailler le dimanche, la suppression des droits au chômage après les refus répétés d'offres d'emploi et le conditionnement des aides publiques aux entreprises.
Alcan essaye de rester dans le camp des prédateurs.
Le numéro deux mondial de l'aluminium veut poursuivre sa croissance, y compris au moyen d'acquisitions, alors qu'il fait lui-même l'objet de rumeurs d'OPA. La première opportunité de croissance externe pourrait être des actifs de Falconbridge aux Etats-Unis, explique le patron Dick Evans au Figaro. Xstrata, le nouveau propriétaire de Falconbridge envisage en effet de se séparer d'une fonderie et de trois usines de laminage outre-Atlantique. Dans l'aéronautique, (près de 7 % du chiffre d'affaires) et dans le cadre du plan de restructuration d'Airbus, le canadien pourrait fédérer des fournisseurs de l'avionneur, voire en acquérir certains, indique les Echos. Ces actions seraient destinées à améliorer la valeur de l'entreprise et donc la protéger d'éventuels raiders, notamment de la part de groupes miniers, comme le brésilien CVRD (Companhia Vale do Rio Doce) à qui l'on prête des intentions d'offres hostiles. Mais le groupe assure ne pas vouloir négliger la France, où trois ans après le rachat de Péchiney, il y emploi encore 15 000 personnes et y investit beaucoup en recherche et développement.
Manitou veut entrer dans la cour des grands.
Le groupe français envisage des acquisitions pour accélérer sa mutation et devenir un acteur global de la manutention. Le leader mondial des chariots élévateurs tout-terrain a enregistré l'année dernière un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros, en progression de 14,5 %, pour un résultat net de 88 millions, en hausse de 19 %. A 7,8 % des ventes, la marge nette a atteint son plus haut niveau historique, relève les Echos. Les deux tiers des ventes de Manitou proviennent de l'étranger. Le groupe français de matériel de manutention a profité du réveil de l'industrie allemande (ses ventes ont bondi de 50 % outre-Rhin l'an dernier). Il se dit prêt pour des acquisitions en Asie et aux Etats-Unis. L'entreprise d'Ancenis, forte de 2 240 salariés, est également présente sur le marché des nacelles, où elle concurrence un autre français, le groupe Haulotte. Les investissements ont été portés à 50 millions cette année, après 45 millions l'année dernière, en partie pour financer le renouvellement de la gamme.
Palm serait racheté par Nokia.
L'ancien numéro un mondial des ordinateurs de poche pourrait être repris par le géant finlandais, le mieux placé parmi quatre candidats, croit savoir le Figaro. L'opération pourrait être bouclée demain à un prix supérieur à 20 dollars par titre, ce qui valoriserait la société à plus de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros). Le groupe étudie pour le moment diverses options. Parmi les quatre acquéreurs potentiels, hormis Nokia, l'américain Motorola serait le deuxième industriel également sur les rangs. Deux fonds d'investissements, Texas Pacific group et Silver Lake Partners, seraient également intéressés.
Le rachat de Tele2 dans le collimateur de Bruxelles.
Le fournisseur d'accès internet et de télévision par ADSL est visé par SFR, détenu à 56 % par Vivendi. Ce ne sont pas tant les activités de téléphone fixe qui posent des problèmes aux autorités de la concurrence, un domaine où l'opérateur est peu présent (40 % de Neuf Cegetel), mais plutôt celles dans la télévision payante, un secteur où Vivendi, maison-mère de SFR, est très puissant avec Canal Plus, remarque les Echos. Même si Tele 2 ne compte que 3 000 clients payants en TV sur ADSL, la Commission pourrait estimer que cette acquisition entraine un affaiblissement des opérateurs ADSL, principal vecteur de la concurrence dans la télévision payante. Les services de Nelly Kroes ont annoncé hier l'ouverture d'une enquête approfondie jusqu'au 2 août prochain. Le débat sur la fusion TPS Canal Plus, que les autorités de Bruxelles n'avait pas examiné (les deux tiers de chiffres d'affaires sont réalisés en France) pourrait bien resurgir à cette occasion, souligne la Tribune, au moment où sort le bouquet satellite CanalSat-TPS.
Safran, l'ex directeur financier défend sa gestion.
Soupçonné d'écritures comptables inexpliquées, Denis Ferocq, l'ex-directeur financier de Sagem a été licencié en novembre dernier. Dans un texte adressé à la Tribune, il tente de répondre point par point aux accusations. Il estime que les cabinets chargés d'auditer les comptes parviennent à des corrections radicalement différentes en seulement six mois, avec des répartitions rétroactives de leur impact sur les bilans 2005 et 2006. Il réfute le prétendu effacement du disque dur de son ordinateur, soulignant qu'il n'a fait que le sauvegarder sur le réseau de l'entreprise, où toutes les informations sont accessibles. Denis Ferocq, comme Jacques Paccard son ex-PDG, sont mis en cause par la direction de Safran. Ils ont répliqué en déposant une plainte en diffamation, mais ils préféreraient une solution à l'amiable plutôt qu'un calendrier judiciaire interminable.
Didier Ragu
A demain, avec Bertrand !

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