"Réindustrialisation"… la parade pour les autres mots en "r" : rigueur et récession. Le thème de la réindustrialisation ressurgit comme un remède à la crise et surtout comme un moyen de reprendre son destin économique en main.
Environ huit Français sur dix (82%) souhaitent que le déclin de l’industrie marque le pas et que le mouvement s'inverse, selon un sondage Ifop pour L'Usine Nouvelle. Il n'est alors pas surprenant de voir le débat s'animer. Sur Twitter, le "hashtag" #réindsutrialisation ressort tous les jours, avec des pics d'apparition en fonction de l'actualité. Sur Google News, plus de 20 pages sont référencées sur le sujet en décembre. Et surtout, le mot "réindustrialisation" fleurit sur les lèvres des politiques, pour le plus grand bien de l'industrie.
L’aide à la réindustrialisation a été lancée en 2009 mais c’est véritablement en 2011 que les entreprises en ont bénéficiées. D’abord la fonderie Loiselet, les entreprises Pravatex et MPO, puis le maroquinier SIS. Au final, lors d'un point du ministre de l'Industrie Eric Besson, le 12 décembre à Bercy, un bilan a été tiré. On a décompté 20 aides à la réindustrialisation, avec à la clef la promesse de 1 525 créations d'emplois d'ici à trois ans.
L’UMP fait de la réindustrialisation son cheval de bataille pour 2012. Le 22 novembre, le parti de la majorité l’affichait lors de la présentation de ses pistes économiques. Mais les autres candidats, des extrêmes de l’échiquier politique jusqu’au centre, se positionnent aussi sur la question. Comme François Bayrou qui défend le "Made in France". Ou les socialistes qui, lors des primaires, se faisaient fort de s'imposer chacun comme le chantre de la réindustrialisation.









