2,5% de chômeurs : le clignotant d'alerte du gouvernement

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3301
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Le 13 juillet 1967, un jeune secrétaire d'État aux Affaires sociales chargé des problèmes de l'emploi fait passer l'un de ses premiers projets : la création de l'Agence nationale pour l'Emploi (ANPE). Jacques Chirac, homme politique très actif et très ambitieux, que Georges Pompidou aime à surnommer son "bulldozer", dépoussière les bureaux des services extérieurs du travail et de la main-d'oeuvre (Setmo).

 Le nouvel établissement public a cinq missions : la prospection des emplois et le placement des travailleurs, leur information, le fonctionnement de la Bourse nationale pour l'emploi, les opérations préalables à la formation professionnelle et, enfin, l'établissement de statistiques. La France compte alors 430 000 chômeurs, soit 2,1 % de la population active.

Autant dire le quasi-plein emploi. La croissance du produit intérieur brut est très moyenne cette année-là, puisqu'elle n'atteint même pas les 5 %... Mais le commissariat au plan, qui a piloté le projet, est plutôt optimiste sur l'évolution de l'emploi.

Par rapport aux 600 000 chômeurs britanniques et aux 700 000 demandeurs d'emplois en Allemagne fédérale, la situation n'est pas alarmante. Nous sommes en revanche en retard par rapport à nos concurrents européens en matière d'organisation du marché de l'emploi.

Le Ve plan prévoit tout de même un "clignotant" de 2,50 % de la population active, soit 500 000 chômeurs, pour déclencher une intervention massive du gouvernement. On ne sait jamais...

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