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16/11/06 : Airbus, Renault, Porsche, Gazprom, Duralex, Euronext, Nyse...

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Airbus s'apprête à accueillir d'autres actionnaires. Timide embellie pour l'automobile européenne. Porsche renforce son emprise sur VW. Changement à la tête de Gazprom. Prise d'otage payante chez Duralex ! Le rapprochement Eur


Airbus s'apprête à accueillir d'autres actionnaires.
« Le tour de table d'Airbus, détenu depuis peu à 100 % par EADS, va-t-il de nouveau évoluer ? », s'interroge la Tribune. La rumeur d'une telle hypothèse se fait insistante depuis quelques jours. Et, selon le quotidien les Echos, « les dirigeants du groupe franco-allemand ont entamé des discussions avec plusieurs investisseurs institutionnels de Dubaï et du Qatar, ainsi qu'avec des partenaires industriels étrangers, [...] en vue de leur céder une partie du capital de leur filiale ». Les dirigeants d'EADS souhaitent replacer les 20 % de capital d'Airbus rachetés cet été à BAE Systems pour 2,75 milliards d'euros. « Toutefois, l'opération pourrait aller, au besoin, au-delà de ces 20 % », croit savoir les Echos. Elle se ferait alors via une augmentation de capital réservée. Objectif : faire face aux besoins de financement de l'avionneur, notamment pour payer les retards de l'A380, assurer la relance du programme A350 et de l'avion militaire A400M.

Timide embellie pour l'automobile européenne.
Poussé par un climat positif sur la plupart des grands marchés et dans les pays de l'Est, les ventes de voitures neuves ont progressé en octobre de 3,6 %, à 1,2 million d'unités livrées dans les 26 pays considérés. « Octobre 2006 comptait cependant un jour ouvrable de plus, ce qui embellit le tableau », tempère les Echos. Après quatre mois consécutifs de déclin, il s'agit tout de même d'une « amorce de reprise », note le quotidien. Parmi les grandes marques, Toyota s'en sort bien (+13,8 %) et PSA progresse grâce à Peugeot (+13,3 % pour la marque au lion, +0,2 % pour Citroën). La marque au losange, en revanche, est encore à la peine (-2,8 %) même si elle affiche un léger mieux. La bonne nouvelle vient de son partenaire japonais, Nissan, qui réalise la surprise du mois (+16,1 %), interrompant ainsi une longue période de chute. Reste qu'il s'agit tout de même d'une « difficile fin d'année pour les constructeurs français », regrette la Tribune. Pour éviter les stocks, Renault et PSA mettent leur usine au chômage technique, rapporte le quotidien. Sandouville aura été arrêté 27 jours au dernier quadrimestre et l'usine PSA de Rennes stoppera deux semaines pour les congés de Noël.

Porsche renforce son emprise sur VW.
Une année après avoir dépensé plus de 3 milliards d'euros pour acquérir une part de Volkswagen AG, Porsche accroit de plus en plus son influence sur son compatriote. Hier, « deux jours seulement avant un important conseil d'administration chez VAG », note malicieusement le Wall Street Journal, la marque de voitures de sport a annoncé avoir franchi le seuil des 25 % des droits de vote dans Volkswagen, dont il est le premier actionnaire, détenant désormais 27,4 % du capital contre 21,2 % auparavant. Le constructeur de Stuggart-Zuffenhausen devrait augmenter sa participation jusqu'à 29,9 %, juste en-dessous des 30 %, seuil au-delà duquel la loi allemande oblige à lancer une offre sur l'intégralité du capital. Cette montée en force programmée par Ferdinand Piëch, dont la famille détient 100 % du capital de Porsche, semble inexorable. « Depuis le récent putsch qui a poussé vers la sortie Bernd Pischesrieder, président directeur de Volkswagen, Ferdinand Piëch, président du conseil de surveillance, et son ami Wendelin Wiedeking ont toute latitude pour rapprocher les deux groupes », estime les Echos. Néanmoins, cette prise de pouvoir fait des victimes. Après Bernd Pischesrieder, un autre dirigeant pourrait quitter VW. Selon le Financial Times, Wolfgang Bernhard, le patron de la branche Volkswagen au sein de VAG, aurait donné sa démission.

Changement à la tête de Gazprom.
Le géant russe du gaz a écarté son numéro deux, Alexander Ryazanov, rapporte le Wall Street Journal. Le groupe n'a pas donné d'autre raison à cette éviction que de dire que « son contrat se terminait ». Pour le remplacer, Valery Golubev, 54 ans, qui était jusqu'alors chef du département d'investissement et de construction de Gazprom. Tout comme le Président Vladimir Poutine, Valery Golubev est un ex-agent du KGB, qui a également été à la mairie de Saint-Petersburg au début des années 1990, note le WSJ. Suite à cette annonce, le titre du géant du gaz a légèrement augmenté de 0,4 % à 11,02 dollars.

Prise d'otage payante chez Duralex !
Pour obtenir leurs indemnités de licenciement attendues depuis un an, les ex-salariés de Duralex ont séquestré le nouveau directeur de l'usine de Rive-de-Gier, Michel Gérard. « La méthode, inédite, s'est avérée payante », note Libération. Après 24 heures de séquestration, une partie de l'argent réclamé a été versée sur ordre du patron et Michel Gérard a pu rentrer chez lui. « Fin du énième épisode du conflit opposant les salariés du fabricant de verres à Sinan Solmaz, le sulfureux repreneur turc de l'entreprise. » Avant le prochain ?

Le rapprochement Euronext-Nyse en bonne voie.
« Une occasion manquée pour l'Europe ! Une de plus », se désole l'éditorialiste de la Tribune. Même son de cloche chez son homologue des Echos pour qui : « Une certaine idée de l'Europe est morte hier. De l'Europe boursière en tout cas. Deutsche Börse, en renonçant à faire une offre sur Euronext - qui fédère les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne -, a enterré l'idée même d'une Bourse de la zone euro. » L'Allemagne fera donc « Bourse à part », ironise Libération. Ce constat est d'autant plus lourd de conséquences qu'Euronext fait toujours l'objet de convoitises américaines. En décidant de jeter l'éponge, Deutsche Börse laisse la voie libre à l'offre du New York Stock Exchange. Selon l'éditorialiste des Echos : « On ne voit pas très bien, aujourd'hui, ce qui pourrait conduire les actionnaires de la Bourse paneuropéenne à rejeter une offre américaine financièrement attractive. Pour les continentaux, notamment pour les français, l'enjeu se déplace donc. Il n'est plus européen. Il n'est plus politique. Il se réduit à la défense des intérêts bien compris des clients d'Euronext. »

A demain avec Daniel !
Bertrand Beauté

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