La très grande vitesse, un marché en forte expansion. Le trader de la SocGen ne veut pas couler seul. Malgré les cours du brut BP affiche un résultat en baisse. L'Amérique inquiète, les bourses rechutent ! Automobile, même Toyota s
La très grande vitesse, un marché en forte expansion.Le constructeur de matériel ferroviaire complète sa gamme avec son nouvel AGV et vise particulièrement les marchés du vieux continent, grâce à son interopérabilité, note les Echos. Il est doté des derniers standards en matière de signalisation (ERTMS) lui permettant de circuler sur toutes les lignes européennes. Vingt-cinq rames ont été vendues à une compagnie privée italienne, qui les exploitera sur une ligne Milan-Rome-Naples. Techniquement, Alstom a de nouveau pris une longueur d'avance. Hormis le fait qu'il peut rouler en exploitation à plus de 350 kilomètres/heures, c'est le seul train qui combine l'articulation de la rame - les boggies sont situés à cheval sur deux wagons - et une motorisation répartie sur l'ensemble des wagons, plutôt que centrée sur des motrices en tête et en queue (les systèmes de traction sont logés dans les essieux). Cette dernière configuration a permis de gagner de la place pour les passagers (de 250 à 650 sièges en plus) et autorise une vitesse supérieure, avec un abaissement du niveau sonore et des économies en énergie. Du poids a également été gagné en utilisant des matériaux composites (plusieurs tonnes sur une rame). En Europe 6 000 kilomètres de voies supplémentaires devraient être construits d'ici à 2020, estime le quotidien, mais les Etats-Unis (2 000 km), la Chine (3 000 km) et l'Inde (500 km). En tout 15 000 km sont prévus dans les dix ans, mais cela suscite également la convoitise des concurrents, l'allemand Siemens et le canadien Bombardier en tête, qui ne manqueront pas de répondre au nouvel appel d'offre de renouvellement de la SNCF, souligne le Figaro.
Le trader de la SocGen ne veut pas couler seul.
Jérôme Kerviel a expliqué hier, lors d'un entretien à l'AFP, organisé par son avocat, qu'il était prêt à assumer sa part de responsabilité, mais qu'il ne serait pas le bouc émissaire de la banque. Il a d'emblée précisé qu'il n'était pas suicidaire, ni dépressif et a réitéré les propos tenus devant la brigade financière pendant ses huit heures d'audition, croient savoir vos quotidiens. Il reconnaît avoir agi seul et produit de faux emails de confirmation de position, mais laisse entendre que les responsables de la salle de marché toléraient tacitement ses pratiques, notamment tant que ses positions étaient bénéficiaires. Il n'imagine pas que ses supérieurs n'aient pas eu conscience des montants engagés (ses positions sur trois grands indices boursiers européens s'élevaient à 50 milliards d'euros, le 18 janvier). Une somme équivalente à une fois et demi les fonds propres de sa banque. Il reconnaît que l'on perd facilement la notion des montants dans ce genre de métiers, rapportent les Echos, mais dément à nouveau toute tentative d'enrichissement personnel. Le seul objectif de ces opérations était de faire gagner de l'argent à la banque. Et c'est la Société Générale qui, en liquidant ces positions litigieuses en pleine tourmente boursière, entre le 21 et le 23 janvier, a matérialisé la perte énorme de 4,82 milliards d'euros. La Tribune souligne, pour sa part, la polémique fiscale qui pourrait naître de l'imputation de cette perte. Au cœur du débat, l'année sur laquelle elle doit comptabilisée, notamment d'un point de vue fiscal. Si la perte était imputée fiscalement sur l'exercice 2007, la banque pourrait demander au fisc le remboursement d'un trop versé au titre de cette année. Hier, la ministre de l'Economie a déclaré qu'elle allait examiner attentivement la manière dont la banque va établir ses comptes et déclarer son résultat.
Malgré les cours du brut BP affiche un résultat en baisse.
Le pétrolier britannique a enregistré un bénéfice net de 4,4 milliards de dollars (3 milliards d'euros) au dernier trimestre 2007, en hausse de près de 53%. Ce résultat a été dopé par un accroissement des ventes et des cours de l'or noir sur cette dernière période (chiffre d'affaires d'environ 80 milliards de dollars) et par des gains de cession liées à des stations services aux Etats-Unis. Pour autant, sur l'ensemble de l'exercice 2007, BP présente un bénéfice net d'un peu moins de 21 milliards de dollars, certes conséquent, mais en baisse de 5,25% par rapport à 2006. Le chiffre d'affaires s'est lui apprécié de 6,9% à 284 milliards de dollars, alors que la production est en baisse de 3%, à environ 3,8 millions de barils équivalent pétrole par jour. Le groupe a précisé qu'il avait relevé l'estimation de prix moyen du baril de pétrole à 60 dollars au lieu de 40 pour des raisons comptables. Il attend néanmoins une production de 4 millions deb/j en 2009, grâce à la mise en service de son nouveau site majeur dans le Golfe du Mexique. Dans le cadre de son plan de restructuration lancé à l'automne dernier, le pétrolier a annoncé vouloir économiser 15 à 20% sur ses dépenses administratives, notamment en taillant dans les effectifs des sièges centraux, rapportent les Echos et le Financial Times. Les mesures déjà amorcées devraient entraîner une réduction d'effectif d'environ 5 000 personnes d'ici à la mi 2009, soit 5% du total (BP emploie environ 97 000 salariés dans le monde).
L'Amérique inquiète, les bourses rechutent !
Tous vos quotidiens soulignent le brutal décrochage de l'activité dans les services aux Etats-Unis, un niveau inconnu depuis les attentats du 11 septembre. A la suite de Wall Street, le CAC 40 a baissé hier de 3,96%, à 4 776,86 points. Londres a reculé de 2,63%, Francfort de 3,36% et Madrid de 5,19%. L'indicateur en berne des directeurs d'achat dans les services (ISM service) rend de plus en plus plausible une récession outre-Atlantique et les opérateurs sont de nouveaux suspendus à un geste de détente de la Réserve fédérale, alors que les tensions sont de plus en plus fortes sur le marché du crédit. Cette mauvaise conjoncture paralyse les initiatives, relève les Echos qui rappelle que depuis le début de l'année, près de 7 milliards de dollars d'introduction en bourse ont déjà été reportés ou annulés dans le monde. Le Wall Street Journal estime pour sa part, que de nombreux pays européens, Espagne, Italie, Grande-Bretagne et Allemagne vont devoir engager des plans d'aide économique, notamment pour soutenir les secteurs de la construction et de l'immobilier. Les spécialistes estiment que la valorisation des actions fait figure de rempart contre un violent dérapage et pronostiquent un rebond au-dessus des 5 200 points pour l'indice parisien. Doutant qu'une nouvelle baisse des taux américains soit suffisante pour faire repartir l'économie, ils tablent sur une prochaine baisse des matières premières et notamment une accalmie sur les prix pétroliers.
Automobile, même Toyota s'essouffle.
Le constructeur nippon maintient ses pronostics d'un résulta net en hausse de 3,4%, à près de 11 milliards d'euros, mais le ralentissement marqué sur le marché américain et l'appréciation du yen devraient entraîner une baisse des profits lors du dernier trimestre de l'exercice (janvier à mars), indique les Echos. Le géant japonais, au coude à coude avec l'américain General Motors, pour le leadership mondial a pâti de la crise des « subprimes » et de l'assèchement du marché du crédit. Autre sujet de préoccupation, la baisse du titre en bourse et l'érosion de la capitalisation boursière ; elle a reculé de 24% en un an. Le Financial Times est plus optimiste, et estime que le constructeur automobile compense sa baisse de forme sur le marché américain par une bonne progression sur les marchés émergents en Asie notamment où ses objectifs de vente n'ont pas été remis en cause. Sur son marché domestique, il revendique une part de près de 48%, mais il pousse surtout les feux en Chine, où il développe ses capacités de production et estime être en mesure cette année de vendre 700 000 véhicules.
Didier Ragu
A demain !









