05/02/2008 : Société générale, Sarkozy à Gandrange, l'AGV d'Alstom, Google contre Microsoft

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Société générale : le rapport Lagarde sans surprise Sarkozy à Gandrange : un espoir en demi-teinte AGV : Alstom dévoile son train du futur Google veut torpiller le raid de Microsoft sur Yahoo

Société générale : le rapport Lagarde sans surprise
Alors que l'attention sur la banque avait un peu faiblit, la voilà de nouveau sous les feux de la rampe avec la remise aujourd'hui à François Fillon du rapport de la ministre de l'économie sur la perte de trading de 4,9 milliards d'euros. « Lagarde pointe les insuffisances des contrôles de la SocGen » titre Le Figaro. « Lagarde épingle le contrôle des risque » renchérit La Tribune. Le rapport, qui se veut didactique et descriptif, et non sans une certaine bienveillance à l'égard de la banque, comporte une dizaine de recommandations pour améliorer les systèmes de contrôle et de sécurité, lesquels n'auraient pas fonctionné pour détecter la fraude. « Des mesurettes » ironise La Tribune, frappées de bon sens comme le contrôle les annulations ou les modifications émanant d'un seul opérateur. « Tout ça pour ca », s'étonne François-Xavier Piétri, l'éditorialiste du quotidien. Le texte « express » de Bercy, déplore-t-il ne dit rien sur la responsabilité des dirigeants, presque rien sur les enseignements à tirer. Reste un autre sujet que met en lumière le rapport : les liens entre d'un côté, les entreprises et leurs autorités de tutelles, le gouvernement de l'autre. Craignant l'intrusion, les deux camps cultivent désormais la méfiance. 


Sarkozy à Gandrange : un espoir en demi-teinte
La visite éclair du chef de l'Etat hier sur le site lorrain du sidérurgiste Arcelor Mittal, menacé de fermeture partielle avec 595 disparitions de postes, intéresse également vos quotidiens ce matin. Pour le Figaro, « Sarkozy redonne espoir à La Lorraine ». Pour d'autres, comme La Tribune, « Sarkozy ne rassure pas ». D'un côté, il a l'engagement et le ton volontariste de Sarkozy assurant que « l'Etat préfère investir pour moderniser le site plutôt que de payer pour accompagner des gens, soit en pré-retraite, soit au chômage ». Une « implication » qui « relève du jamais-vu » admettent les syndicats qui ont accueilli favorablement la visite du Président. De l'autre, il y a  le « scepticisme » car sur le « fond les questions demeurent » analyse La Tribune. « Le chef de l'Etat a évoqué à plusieurs reprises l'hypothèse d'un repreneur. Or, l'intersyndicale s'est positionnée contre cette perspective, qui couperait Gandrange du groupe ArcelorMittal », déplore un élu CFDT interrogé par le quotidien. Autre question en suspens qui alimente les inquiétudes : comment l'Etat va s'y prendre pour financer les investissements d'un groupe privé. Toutes les hypothèses sont ouvertes, tempère Le Figaro.

AGV : Alstom dévoile son train du futur
«Véritable concentré de technologie », « allure futuriste ». Les superlatifs ne manquent pas, ce matin dans la presse. Alstom présente aujourd'hui en présence du président de la République son nouveau train à grande vitesse, baptisé AGV. Conçu pour rouler à 360 km/h, le train est équipé de moteurs sur chacune de ses rames, alors que le précédent TGV était tiré par deux motrices. Une innovation qui permet à l'AGV d'augmenter de 20 % le nombre de places disponibles tout en réduisant la consommation d'énergie. « Pour le constructeur français, l'événement est important », souligne Les Echos. Car plus qu'une nouvelle génération de TGV, le train du futur est un pari pour Alstom. Développé en solo par le groupe français, « sans cahier des charges de la SNCF » contrairement aux autres générations de trains à grande vitesse, il a nécessité 100 millions d'euros d'investissement, note encore Les Echos. Avec un objectif : les marchés à l'étranger. Une compagnie italienne a déjà acheté l'AGV, « alors qu'il n'est pas sorti des usines et qu'il n'a pas fait ses preuves » relève La Tribune, le train serait aussi bien placé pour être choisi par la Deutsche Bahn allemande. Reste la France, où la SNCF doit renouveler sa flotte de TGV pour 8 à 10 milliards d'euros. Mais là, « les relations entre les deux groupes se sont grippées » à la suite de l'attribution du contrat des transiliens à Bombardier, selon La Tribune. Une crispation qui pourrait profiter au canadien.

Google veut torpiller le raid de Microsoft sur Yahoo
« Tir de barrage », « raid », « offensive », « contre-attaque »... Le vocabulaire guerrier ne manque pas pour désigner dans vos journaux, ce matin, les « échanges » entre les deux grands rivaux américains pour mettre la main sur Yahoo. Après l'annonce du groupe de Bill Gates d'offrir généreusement 44,6 milliards de dollars au pionnier de l'Internet grand public et devenir ainsi le numéro 2 du marché, Google se démène. Google pour qui « tout est bon pour faire capoter l'opération » s'active :  trouver un partenariat avec Yahoo, chercher «un chevalier blanc »,  un lobbying à Washington »... Et Google accuse le géant du logiciel de mettre à mal la concurrence avec une telle opération. Une « sainte-alliance contre l'empire du mal ? », s'interroge Les Echos. L'argument « peut fait sourire », poursuit Le Figaro  car « pour beaucoup, c'est au contraire Google, l'ogre menaçant la concurrence, et non pas Microsoft dont les parts de marché dans la recherche sur le Net sont faibles ». Une chose est sûre pourtant, analyse le quotidien saumon, le géant du logiciel combiné à Yahoo dépasserait Google dans les services d'e-mail et les messageries instantanées. Pour l'heure, Yahoo, « entretenant le doute",  souligne La tribune, attend de passer en revue toutes les « alternatives stratégiques ».

Bonne journée !

Carmela Riposa

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