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« Les TIC ne sont pas vertes mais aident à le devenir »

10/04/2008
Trois questions à Kishore Swaminathan, directeur scientifique d'Accenture

Quelles sont les grandes mutations à venir en matière de TIC ?
Les innovations ne sont plus portées par les entreprises qui développent des produits professionnels mais par celle qui s'adressent au grand public, comme l'ont prouvé Apple et Nintendo en matière d'interface homme machine avec l'Iphone et la Wii. Google, Amazon et Yahoo! sont ainsi en train de généraliser le concept de « cloud computing », qui déporte sur le web toute les applications et les données. Les utilisateurs pourront utiliser des applications en ligne constituées de plusieurs briques sans se préoccuper de qui les opère.

Du nouveau à attendre en matière d'équipement ?
La fin des barrières entre vie public et privée, conjuguée à la baisse des coûts du matériel devrait pousser les entreprises à laisser leurs salariés s'équiper d'un seul appareil pour les deux usages, quitte à le financer. Elles n'auront ainsi plus à gérer de parc de machines, mais devront sécuriser encore plus leurs données.

Que pensez-vous du « Green IT » ?
Je préfère parler de « green computing » (informatique verte). Le « green IT » ne vise qu'à réduire la consommation d'énergie des installations. Or l'informatique va continuer à se développer et donc son impact énergétique à croître. En revanche, en exploitant les bonnes données, les TIC peuvent aider à réduire les émissions de CO2, en identifiant les champs d'optimisation possible, en matière de logistique notamment. On commence à parler de « green supply chain ». Et internet est le support idéal pour éduquer et changer les comportements.

Propos recueillis par Aurélie Barbaux.

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